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abyssus abyssum invocat ▬ otto

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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≈ PSEUDO : GALLINEA.
≈ AVATAR : CILLIAN FUCKING MURPHY.
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Sujet: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Sam 23 Avr - 19:08


Otto Bartolozzi

Of our elaborate plans, the end  Of everything that stands, the end  No safety or surprise, the end  I'll never look into your eyes...again



nom : le nom placardé sur le crâne, qui sonne, qui résonne comme le bruit des balles qui s'écartent sur son chemin, l'avis de recherche entre les deux yeux, un spectre intouchables, le fantôme d'une famille regardée par dessus les montures des lunettes, derrière les journaux froissés. bartolozzi, flic pourris jusqu'à la moelle, le cancer, la gangrène d'une génération. ▲  prénom : otto, comme un air de déjà vu, des corps déjà arrachés, des victimes déjà cloîtrées entre quatre planches dans le silence de la mort et de ses crics tût, ce nom qui arrache sourires et jeux de langues, celles qu'on coupe quand elles deviennent trop pendues, accrochées avec les portraits macabres des fouineurs aux murs poussiéreux et tableaux de liège, une ombre planante, une ombre croissante sur un chemin qui persiste à la lumière.  ▲  âge et date de naissance : entre les draps froid d'un automne de quatre-vingt et le sein d'une mère rayonnante, cette époque des rires et de chants qu'on entonne encore  volontiers, nous les deux-milles, plus par référence amusante que par entrain de vie, ces temps si proches qu'on croit si éloignés, souvenir de la naissance de décembre quand la mort revêtait ses atours, seule conviée à sa fête de deuil et de sourires forcés.  ▲  ton clan : le nom qu'on rigole entre deux clopes pendant la pose, celui à l'odeur de poudre, mélodie du barillet, une chanson sinistre entonnée par les corrompus et leur mains graisseuses, les promesses en l'air toujours au profit du mal, monde où la brebis n'est pas sauvée, le mouton noir adorée, ucello, main tendue, au bout le canon d'un flingue, cliquetis de métal comme un métronome, tic tac infernal qui a fini par hanter ses nuits, rêver ses jours, la danse des chiffres et des douilles au sol, la putain de "famille". ▲ Ton rang : l'héritage funeste, un cycle qui se répète et qui devra se répéter, la vie à laquelle il s'est conformé, capi et ses responsabilité, le grade rêvé, la place gagnée, c'est le ticket qu'il voudrait bien redonner mais trop d'ego pour céder, trop de craintes, peur des mauvaises mains, si tant est qu'il ait encore un peu de considération pour les siennes, il s'occupe de ces pauvres gosses comme lui, comme il a été car plus rien d'enfant dans ces iris qui ont trop vus,  les bambins qui n'ont rien choisi, ou tout, croyance futile que le sang apaisera la haine, nuance étrange, besoin de guerre pour la paix. il se cache derrière son canon chromé, cache ses magouilles et les fréquentations douteuses, plus pour longtemps, une seule balle à tirer, deux coeur à loger. ▲ statut civil : l'éternel solitaire, prêt à s'enticher de la première pour faire perdurer la volonté, incapable d'aimer encore une fois les boucles, les mèches dans les reins creux, le coeur à vendre, posé sur le marché, à la plus offrande, celle qui saura donner descendance, pas à la recherche des sentiments, il n'en a plus pour longtemps. la veuve déjà annoncée, celle qui n'aura qu'à hériter, venir, prendre, repartir, un arrangement comme un autre, une fin comme une vie, une femme qu'il veut bien placer, une action pour le futur inexistant, sauver, arracher d'un monde sale une belle fille, dernière bonne action. les clés de la paix donnés, pas à celle qui offre le plus de billets verts, la plus belle poitrine, il faut qu'elle soit, qu'elle hurle, qu'elle tempête, que ses mots coupent aussi bien son cœur que les lames de rasoirs. qu'elle vive. marre des poupées de cire. ▲  orientation sexuelle : nymphes reniées, souvenir des rires et de chants, l'ultimatum, la menace puis finalement le vide, ces femmes respectées et adorées mais impossibles à aimer, les conseillères de toujours devenues mère pour le coeur trop froid, trop faible pur supporter leur grâce, l'éclat qui fait baisser les yeux dirigés maintenant vers la force masculine, l'emprise, à la recherche d'une figure forte, ou douce, peut importe, c'est la débauche, l'errance, il est perdu, insatiable, inconsolable.  ▲  metier : à la tête des mains armées, dicteur de police, tête pensante, le cerveau des bandes, les doigts qui claquent et les balles tirées, regard entendu pour faire taire les effarés, quelques billets glissés dans les robes pour des silences arrachés, les crimes cachés, les rapports brûlés, derrière le bureau, la porte qui s'ouvre pour à jamais se refermer. gardien des enfers et de ses contrats retouchés, l’esthète des mots, ses mains volent sur les feuilles, l'encre s'étale, c'est le grand chef d'orchestre, le premier qu'on viendra buter, le premier sur les têtes de listes, le sourire de Joconde qui envoie les riches dans les jupes des femmes, qui condamne au sursis, les pauvres dans les griffes des protecteurs payés pour souiller les serment, aucune vérité, bureaucrate, diplomate, maillon d'une chaîne ou l'on construit les hommes. aucun cadavre de sa main, tout dans le charnier de sa conscience dans le poids de ses hommes éventrés.  ▲  situation familiale : chef de famille  à la tête du squelette restant, mama la tête dans la bouteille et l'vieux mâle qui se laisse aller, lus rien du gourou de la famille, plus rien de la main facile aux bagues ensanglantées, les ravages de la vieillesse qui lui laisse la place, lui, le nouveau patron du petit monde, lui et les deux soeurs, les yeux brillants, les protégées, écartées des affaires, elles peut-être épargnées, sacrifice ultime à contrecoeur.   ▲  traits de caractère : rêveur, altruiste, opportuniste, froid, fier, courageux, franc, poli, vif, agréable, diplomate, réserve, croyante, fidèle, incertain.  ▲  groupe : strong and wasted. ▲  crédits : babine & tumblr.
THANATOPHOBIE, c'est la peur mordante qui vient comme un serpent s'enrouler autour de son cou et de ses poignets, mordre, enfoncer les crocs, laisser s'échapper les hurlements sans jamais y répondre, l'effroi des corps qui tombent, les cimetières lorgnés, tous les trottoirs changés pour ne pas passer devant les doigts crochus du vendeur de mort et ses arabesques de marbres, la lente torture des costumes, noir, noir tout et noir et il s'en retourne le coeur de la faucheuse et sa propagande nocturne, le ciel d'encre même devenu voile d'antipathie, flippé de son souffle froid dans son cou, la peur qu'il a du apprivoiser parce qu'honteuse et déplacée dans son monde d'obscurité, logée encore dans quelques rouages de sa caboche. MYTHOMANIE, les mensonges obsessionnels, besoin d'être plaint tantôt, qu'on s'occupe de lui, qu'on vienne pleurer contre son épaule parce qu'il ne sait pas dire s'il te plait, écoute mes péchés. les mensonges parfois pour convaincre, manipulateur pour le bien, jamais son besoin personnel quand les affaires s'annoncent tel un orage grondant au dessus des têtes, l'éclair menaçant, les mots devenus armes pour que les balles ne finissent pas dans trous, bien logées, éclair grinçant. toujours cette sensation d'être un salopard, les mensonges dont on s'entichent, qui nous enlisent, il ment comme il respire, respire avec plus de difficulté, chaque jour dans sa marée de rêve chapardés, pour survivre ou ramener à la vie, paroles qu'il confond, univers désorienté devenue maison où il n'y a plus d'histoire, qu'une page d'un livre grand ouvert effacée, réécrite, effacée, repassée à la plume, un être qui n'existe qu'à travers ses paroles enchantées, le magicien et ses tours, devenus sont plus grand spectacle à lui seul, illusion éternelle. OPIACES, séquelles gravées dans la peau, les bars, les combats, trop souvent les phalanges éclatées contre des arcades trop sèches, des visages qui prenaient la forme du sien, le besoin de se détruire, le besoin de souffrir, drogues dans ses veines pour encourager la bête, l'homme devenu fauve, le remède miracle volé aux autres, celles qui offraient des voyages dans des mondes plus beaux, les couleurs disparues pour faire places au pensées déchues, sensation de plus exister, planer, les chutes toujours plus dure jusqu'au jour où son coeur a bien failli s'éteindre à tout jamais.  alors, non, plus jamais, plus jamais ces conneries, la mission silencieuse, arrêter les gosses qui commencent et qui ne s'arrêteront pas, ou s'arrêter lui même, s'empêcher, parfois le sachet qui le darde, gardé en cas de nécessite extrême, si la tentation est trop violente, si sa voix trop lointaine, faucheuse rieuse, quand les larmes montent, que tout est trop... noir.   FUMEUR moins de violence dans ses billets partis en fumée, influence des collège, besoin d'avoir un truc coincé entre les lippes à chaque sortie, costume du grand boss et de ses yeux rivés sur les soldats aux aguets, le diable dans les détails, apparat qu'il réclame tantôt, passe moi ta clope où je te file mon glock, menaces en l'air, menaces en rictus. plus peur de perdre la vie, les jours sont comptés, il finira sans doute crevé, une balle dans le caniveau, la tête d'un coté, main sur le coeur, poing vers le ciel, regrettées infinités, de la main des autres ou de sa main gantée, vengeance une fois réclamée, plus besoin d'errer, les poumons qu'on détruit pour enfermer, noyer les cris qui ne demandent qu'à sortir, les horreurs nocturnes, les voix des morts dans le sillage, la voix de la gamine dans l'oreille sage. attend moi. ALTRUISTE, incapable de sonner le glas, flingue pointé sur le front, c'est d'un mouvement de la tête  qu'il demande aux sous-fifres d'appuyer sur leurs gâchettes, il orchestre, mais ne joue pas de ces symphonies, pas une mort causée par sa main directement, vierge de crime sur ses doigts, pêcheur dans ses vices cachés, toutes les fraudes venues gâcher un tableau presque exemplaire. mort son ennemie à qui  il ne saurait lui faire gagner sur la vie, il aime la vie, il aime vivre, plus que survivre, c'était son rêve, une réalité trop lointaine pour lui, qu'il offre à d'autres, des affranchis, dieu magnanime, la pitié qu'on crache, la pitié qu'on dénonce, dans ses yeux parfois quand il laisse un type partir en courant. personne ne sait, tant mieux, le témoin bientôt ne pourra plus parler, il est brute, mais il est bon. TRESOR, chaîne autour du cou, plus précieux présent retiré a celui du paternel, arraché pour ainsi dire, trésor de guerre recomposé des pièces récoltées, trophées savamment affichés , il a beau ne pas aimer le père, il a beau le détester, c'est le besoin de la porter avant tout, la trace d'un passé révolté, d'une main stoppée, scellé dans l'argent le tout, avec, une plaque et son prénom, simplicité d'un anniversaire qu'une mère ne pouvait payer, l'attention particulière de celle qui aurait voulu le voir faire l'armée. dernière partie du collier, les pendentifs étrangers d'une lune et d'un soleil, offerts pour les soeurs, dualité, il s'y attache parce qu'il s'identifie aux astres, il garde parce qu'il se moque que ça fasse trop fille, que le métal soit de trop basse qualité pour une famille aux richesses gardée jalousement, c'est la symbolique avant tout, ces trucs qui lui rappellent qu'il a encore le droit, dans le froid et la solitude de ses murs, de rêver un peu de ses mondes aux ciels azurs. ZEBRE, parents fiers d'afficher leur bébé, la bête de foire, regards tournés sur sa petite tête moquée, celui qui savait, qui comprenait, les mots qui s'enfilaient comme des perles, les cahiers délaissés, simplement le besoin d'écouter, se noyer dans les idées, connaissances chérie, le gars qui écoutait sans se lasser, intéressé par le monde, délaissé par les autres, l'imagination conditionné, résumée aux armes qu'il démontait trop vite, gamin usé, abusé. le grand diplômé de la famille, honneur, fierté, il a toujours eu des facilité et apprit à ne pas les cacher, il méprise l'indifférence plus que jamais, hargneux des blessures passées, jadis mal à l'aise avec les siens il règne maintenant, diriger les plus vieux lui donne cette sensation de pouvoir si souvent quémandée, les jeunes sous sa main sont bien entraînés, il élève sa viande, il fait marcher l'entreprise comme il se doit, obéit aux ordres, se rebelle en pensées comme il l'a toujours fait, les neurones trop rapides, qu'il a fallu taire pour s’habituer à l'univers chaotique de cette étrange famille ou résonne comme seule litanie, loyauté. mais soumis,plutôt crever.  AMBIDEXTRE, la main maladroite, main lié derrière la chaise, différence mal acceptée déjà, monstre avant l'heure, les lettres mal-formées, aujourd'hui lignes parfaitement alignée, gaucher qu'on ne tolérait, époques encore critiquées, le professeur juge qui ne savait se conformer, le temps à fait les choses, aujourd’hui aussi bon de ses deux mains, redoutable. il s'est entraîné à l'être avec sa plume comme avec son pistolet, crosse qui passe d'une paluche à l'autre, désoriente, déconcentre, quand bien même jamais il n'osera tirer en plein dans le cœur affolé. gestes contrôlés qui surprennent, plus pur épater les foules que pour s'en servir dans l'action, naturel chassé revenu à grand galop, les habitudes qui prennent le dessus sur les racontars de couloir.  c'est toujours des trucs à raconter les lèvres sous le nez, conversations à meubler, intérêt à trouver. PIANISTE, passion incongrue, entre les salves de balles et les responsabilités à la cravate serrée, la passion pour la musique qui monte, réchauffe les coeurs, jambes croisées, les catins sur le piano quand il s'égare dans ses lieux bondés, s'autorise un spectacle, une perte d'identité, un inconnu, anonyme, des cours pris à contre-coeur aujourd'hui savourés comme la seule échappée permise, le temps d'un instant seulement, voguer entre les touches, ne plus penser, ne réfléchir qu'au son, qu'aux gestes à enchaîner, pensées noyées dans les partissions tâchées, il ne prend pas soin, reste le flic, reste l'homme, café, thé, sang, ses papiers ancestraux ainsi marqués par son arrogance humaine, papier qui n'est que papier, tout se joue quand ses yeux sont fermés, quand ses doigts glissent le long des douches dans des enfilades de notes endiablées. ce n'est que du papier, de l'éphémère voué à disparaître, comme lui, désir de partir avec les copies dans sa tombe.  CROYANT, la croix sculptée, encrée dans sa peau sur une hanche scarifiée, embrasée milles fois dans les nuits d'oubli, jamais il n'a expliqué ses choix, jamais il n'en a parlé, un secret bien gardé qu'on se contente d'aimer comme son corps décharné, les cicatrices cachées, le besoin de croire, de s'oublier ailleurs que dans des bras tristes, des mensonges. croyant peu fidèle, il prie, se confesse mais ne cherche jamais rédemption, juste à être écouté, ferme les yeux et s'abandonner à dieu, demander, le sens de sa vie, le sens que prend le monde et pourquoi, pourquoi tolérer, besoin d'en finir, comprendre, plaider coupable, s'excuser de n'être qu'un ramassis de merde et de péché, le désamour qu'il crache enfin, incapable de se regarder correctement dans un miroir sans se forcer à lever un sourcil. des heures passées dans des chapelles les yeux rivés sur les décors, enfin la paix trouvée, c'est ici qu'il veut s'enchaîner à une belle, c'est ici qu'il veut arrêter son coeur, c'est ici qu'il veut tout arrêter, tout recommencer. PERE dans l'âme, les enfants qu'il refuse systématiquement de blesser, toujours sauvés, toujours pris dans les bras, rassurés, orphelin adoptés, souvent hélas embrigadés, il continue de garder un oeil jusqu'à la balle dans le foie. père mais père indigne, qui blesse sans le vouloir, besoin de se dissocier mais destin qui s'acharne. les bordels regardés d'un oeil mauvais, ce n'est pas là qu'il vient s'abandonner, parfois il s'y rend pour prendre la pose, offrir ses sourire charmés pleins d'hypocrisie mais il déteste laisser la luxure le hanter, traîner ses pattes sur son costume trop branché, ses yeux se poser sur les débauchés, il détourne le regard des filles enchaînées, il donne une pièce à une mendiante dans la rue, offre un toit, accepte une lame cachée, plantée, accepte qu'on lui crache dessus. tous les pardons qu'il ne sait que ravaler, ce lui qui n'est en accord avec son moi. les gosses qu'il aurait aimé avoir, mais qu'il ne peut plus, qu'il aura pour que son nom puisse lui survivre, pas pour les éduquer. vengeance à accomplir.  

ton pseudo : moonstruck. ▲ ton âge  : 14 ans ▲ ton pays : france ▲ ta fréquence de connexion : 7/7 ▲ comment t'es arrivé ici ? par la grande porte.▲ ton avis sur le forum : un commentaire ? nope.



Dernière édition par Otto Bartolozzi le Sam 23 Avr - 23:02, édité 5 fois
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Sam 23 Avr - 19:08


I want to be   free

from desolation and despair.


On the outside you're ablaze and alive
But you're dead inside

Il n'y a rien de plus rassurant que le regard posé d'une mère sur les épaules de ses enfants, deux perles grises qu'irisent des soleils émeraudes où ne règne que plénitude, des rivages bercés par des vagues de colère et de sympathie, mais que toujours la douceur ramène comme le vent apaise les tempêtes, les yeux qui inspirent la confiance, les paroles qu'on ne prononce pas, sous-entendues, mais pourtant d'une clarté digne d'un cristal. Fait moi confiance. Avalon, il l'a toujours appelée Ava cependant, le fixait avec ce regard qu'elle avait l'habitude d'adopter lorsqu'elle avait quelque chose de grave à annoncer, sa mère il l'admirait, celle qui avait toujours les mots, ravalait toujours ses larmes, gardait ses yeux grands ouverts même quand ils étaient trop rougis pour encore fixer le monde sans que des larmes ne viennent flouter le tableau de son monde. Son monde qui s'était déformé, elle s'était mariée trop vite, trop tôt, trop jeune, au mauvais homme. Elle savait qu'en venant ici elle laisserait des plumes, mais il était temps qu'elle ouvre ses ailes avant qu'elle ne finisse comme les autres, elle ne voulait pas être qu'une mère au foyer. Elle voulait vivre. Elle ne pouvait vivre avec eux, vivre des cadavres, vive des morts. Et ses enfants ne pouvaient pas, mais ils n'étaient plus les siens, sinon  ceux d'un loup dont elle s'était éprise. « Otto. » Elle avait choisit son nom, elle le connaissait mieux que celui de ces soeurs, ce gamin, elle s'y était attaché, trop. Le gamin avaient les deux petites dans ses bras, trop jeunes pour comprendre. Trop jeunes pour la comprendre. Elle se forçait à garder ses yeux rivés sur ceux de son fils. Trop vieux pour lui pardonner, elle attendait ce moment où la haine brûlerait les prunelles océanes. Ça ne saurait que trop tarder. « Je vais prendre des vacances, je veux que tu t'occupes de tes soeurs en attendant mon retour, c'est d'accord ? » Pas de haine, pas de larmes, juste un hochement de tête. D'ici quelques années peut-être, mais elle sera déjà loin. Fait moi confiance. Elle sourit une dernière fois, passe une dernière fois ses mains dans sa chevelure, pour prendre ses valises et ne jamais se retourner. Otto n'a que huit ans quand sa mère l'abandonne aux griffes de son père, lasse des secrets. Elle retourne dans sa ville natale, elle quitte le pays, elle s'en va comme elle est venue, comme une voleuse dira plus tard le paternel que plus jamais une once de pitié n'éveillera.

La main légère gifle la joue, la poupée s'effondre, blondinette qui tente de remplacer la mère, elle se contente de gémir et s'excuser pour ce qu'elle n'a pas fait, soumise. Ava, Ava, litanie hurlée dans le noir. Coeur brisé d'un enfant, cela fait dix ans qu'il l'attend, dix ans qu'elle devrait revenir. La nouvelle ne saurait la remplacer, elle n'est bonne qu'à se laisser frapper et tout laisser passer, elle leur sert des mauvais repas, crache presque au visage des gosses, son problème, elle prend pour eux d'après ses mots acides, fouine qui dilapide l'argent pour se payer les robes que l'homme déchire quand il la prend contre la table devant ses gosses. leçon de vie qu'il beugle quand le whisky a retourné son cerveau cramé par les balles ratées. Regards cachés, Otto protège les soeurs, les innocentes qui croient que cette belle est leur mère, la vraie mère partie. Elle a fuit le désastre, croyant échapper à l'ouragan, c'est elle qui la provoqué, éveillé le géante endormi. « La ferme, putain. » les insultes qui jonchent le sol au même rythme que les éclats de verres brises. Le paternel essuie la sueur de son front, il tend les bras pour chopper une des gamines au passage, las de son chiffon rougis, maculés de sang. « Qu'est-ce que t'as à chialer comme une gonzesse ! » Elle hurle quand la main empoigne son petit bras. Il réagit plus qu'il ne réfléchit, Otto repousse la plus jeune, ordre silencieux de courir se cacher, il s'approche dans toute sa hauteur, en colle une à son père. L'instinct, le besoin de s'opposer, qu'il touche donc la catin s'il veut, pas les soeurs, pas le sang. Pas ses petites fées. Les yeux rouges fondent sur lui comme l'enfer tout entier, puis l'ogre s'en retourne dans sa caverne, boire, encore et encore. A demain les promesses de vies meilleures.

Fiston deviendra grand, le gamin qui s'oppose au paternel et qui gagne, du premier coup. Ils s'engueulent, les mensonges s’enchaînent. Il fera des efforts si le gamin rejoins sa cause. Otto n'a presque pas le choix, mais c'est presque avec plaisir qu'il se met enfin à exister au yeux du père indigne, découvre les ficelles, envers d'un décor, peut importe si c'est mal, c'est apprendre, c'est utiliser ses mains, il se mêle de ses soucis, descend avec lui dans la bouche du royaume de la corruption, falsifications de papiers, tout enseigné, tout délivré, les recettes transmises pour le gamin enfin en âge de commencer sa "formation" comme ricane le moustachu fier de sa progéniture. Le destin tracé, devenir comme lui, devenir un chasseur, devenir un traire, un meurtrier, pour changer ses idées, pour qu'il ne pose jamais ses mains sales sur les filles pures, ses filles, trop belles, trop jeunes. Mais jamais il ne tuera, il s'en fait la promesse, promesse silencieuse qu'il craint ne jamais tenir. Et pourtant, elle devient son mort d'ordre. Il regarde la mort, la craint, le craint plus que toi, laisse les autres faire, commande. Mais jamais il n'ose appuyer, jamais faire couler le sang, s'en délecté pour faire office d'exemple.

Des yeux déjà vu, ceux d'un enfant, une jeune fille, la plus belle. Trouve toi une femme. Dit papa trop vieux pour régner maintenant, la place laissé, empire presque complet.  Il sait que c'est elle, sa femme, sa muse, la jolie fille d'en bas de la rue, qui regarde, écoute, laisse le son des fusillades bercer ses oreilles la nuit mais jamais ne baisse les yeux sur son passage. Par hargne il pourrait lui faire passer l'envie de montrer tant d'imprudence, mais cette force l'attire et déjà le palpitant s'emballe pour la belle. Il l'entraîne dans son empire, il la prend dans ses bras, lui offre ce qu'il a de plus cher, prend ce qu'elle a de plus cher. Je t'aime. moi aussi. Jamais il n'a autant désiré, ce n'est pas de l'amour, il en est conscient, c'est bien au delà, il a besoin d'être avec elle, elle, pour respirer, pour vivre, elle est vitale. « Pars avec moi. » Des yeux tristes, histoire qui se répète. « Je ne peux pas. Je ferais en sorte que tu ne sois pas mêlée à ça. » Réponse futile. Il sait qu'elle partira, elle ne veut pas de cette vie, comme la mère n'a pas voulu de ce monde, comme personne n'en voudrait. « Je suis désolée. » Dernier regard, celui de trop. La douleur d'un coeur qui se déchire. La haine. Enfin dans les yeux, besoin de retrouver sa mère, besoin de faire un trait sur le passé. Il cherche, encore et encore, besoin d'oublier, besoin de cicatriser, se reconstruire. Les archives lui apprennent tout ce qu'il ne veut pas savoir, jusqu'à la vérité finale à travers ses mensonges. Sa mère écartée, ce n'est plus la priorité, à trop la haïr il s'est mit à la mépriser. Sa mère c'est le nouvelle blonde. Elle. La grande vérité, du grand mensonge. Elle est une voleuse. Elle est venue lui dérober ses secrets. Elle est venue prendre tout ce qu'il avait. Elle s'en va pour fuir. Je viens.

Il n'a jamais couru aussi vite, une seule image en tête, une gare, un avion, une fille et des valises. Il se rue sur elle, il saute dans ses bras presque. Surprise. Il est prêt à tout laisser. Au diable le clan, ou diable tout ça, au diable les cadavres et l'honneur, il y a la joie. Lèvres scellées, coups de feus. Noir qui l'engloutit comme toujours. C'est les moniteurs qui réveillent son corps endormit, il aurait aimé rester couché pour toujours.Il s'éveille avec l'image de fierté d'un père aux anges. « Grâce à toi, on a pu débusquer et régler le compte de l'espionne. » Secret enterré dans la tombe, amour brûlé vif, il a mal, partout. Partout parce qu'il est blessé, que le poids de la vie vient de lui tomber dessus, temps d'années à planer, exister simplement qui deviennent lourdes de sens. Mais ce n'est rien. Rien comparé au vide du coeur, il n'y a plus rien, plus de larmes, plus de cris. Rien. Insupportable manque. La drogue, les soirées, l'alcool, les corps, il regarde les femmes comme  les catins qu'elles sont, il n'aime plus. Il ne peut plus aimer une d'entre elle, il a trop aimé Elle. Elle dont il ne connaissait peut-être pas le vrai nom. Tant de fois il s'est endormit avec l'envie de toute arrêter, puis un jour l'overdose. Un sachet de trop, il manque d'y passer. C'est le déclic. Il sait ce qu'il veut, au plus profond de lui, il veut se venger, pas contre lui. Parce qu'il n'a rien fait. Il veut retrouver l'assassin, un type loyal à son clan, sa famille. Il veut trahir par amour blessé, brisé. Si s'était de l'amour, et pas de l'admiration. Il veut tuer. Bafouée la promesse. Il tuera. Il en a besoin. Puis il retournera son arme contre lui. Je viens..



Dernière édition par Otto Bartolozzi le Sam 23 Avr - 22:57, édité 3 fois
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Sam 23 Avr - 21:34

Mon dieu, ta plume est magnifique, alors que t'es encore toute jeune
Je te souhaite la bienvenue, le personnage me plait déjà
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Dim 24 Avr - 1:32

MURPHYYYY *lèche l'avatar*
T'as déjà trop la classe
Trop courageux comme grand frère, ton histoire est tristoune ):
Je te souhaite pas de bon courage pour ta fiche parce qu'elle a l'air terminée, mais je te dis quand même bienvenue parmi nous :D
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Dim 24 Avr - 2:16

Re-bienvenue avec ce nouveau perso qui dépote plus encore
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≈ AVATAR : MIKKELSEN
≈ MESSAGES : 1093


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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Dim 24 Avr - 8:58

coucou, t'es mignon
j'aime toujours autant ta plume
et t'es un bolide de la fiche!



your crown is a terrifying one,
made of bones.
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto
Dim 24 Avr - 11:42


TU ES VALIDÉ(E) !

BIENVENUE CHEZ TOI


Je suis à moitié endormie devant mon écran donc j'ai passé une heure à lire, à relire ta fiche parce que non seulement elle est exquise, ce style mon dieu, il percute toujours autant, il vibre et c'est tellement formidable, agréable de te lire mais en plus de ça ton personnage est fascinant. J'aurai aimé être prévenue que j'allais lire des idées merveilleuses et une histoire trop triste et trop émouvante, j'aurai pu être préparée et pas être fascinée (enfin si ton personnage bhjbhj c'est une perle de Dieu sérieusement ! ) je suis toute chamboulée maintenant, je veux... je veux lire ses rps, je vais le suivre de très très près

On va dire que le gif est totalement en relation hein Félicitations, tu es validé(e). Avant de franchir les portes de Florence, voici quelques conseils qui pourront t'aider à survivre. D'abord, il te faut VÉRIFIER TON AVATAR DANS LE BOTTIN pour avoir la certitude qu'aucun double, maléfique ou bénéfique, ne vienne te voler ton visage. Ensuite, tu peux aller CRÉER TA FICHE DE LIENS ET DE RPS afin de ne pas terminer en âme noire et solitaire. Pense à faire un détour par la LISTE DES METIERS. Tu peux aussi CRÉER UN SCÉNARIO et peut-être retrouver un visage de ton histoire, une personne avec qui survivre et mourir dans ce chaos. Enfin, si tu veux te détendre et oublier les sombres mémoires du passé, tu peux aller FLOODER avec les autres florentins. Mais n'oublie pas, il faut toujours se méfier de son voisin, ici. Alors, bon courage et bon jeu.



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Tu veux exclure les rapports de domination, tu veux exclure la capitulation. Mais la domination, c'est le silex, c'est ce qui produit l'étincelle, c'est l'allumage.
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Sujet: Re: abyssus abyssum invocat ▬ otto

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