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On Powdered Ground (Halyna)

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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≈ PSEUDO : Peony
≈ AVATAR : Nicola Peltz
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≈ DATE INSCRIPTION : 15/04/2016

Sujet: On Powdered Ground (Halyna)
Sam 23 Avr - 21:55


         
On Powdered Ground  
HALYNA & ARABELLA


“There’s a war in me
between dark and darker,
between the shadows
and the things they hide.”




La fumée s'évade d'entre les lèvres légèrement rosées. L'employée s'est échappée des couloirs luxueux pour profiter d'une pause rapide bien méritée. Malgré toutes les précautions prises, elle sent l'odeur chimique du propre sur son épiderme étrangement mélangée à celle de la saleté. Arabella est propre et sale, un sentiment contraire et dérangeant auquel elle ne s'habituera sans doute jamais. Nettoyer les crasses des autres, d'inconnus qui plus est n'est pas aisé. Certains respectueux des petits employés, et d'autres porcs qui oublient l'éducation donnée par leurs parents. Avec son rôle de petite souris de la propreté, elle se glisse le temps de quelques minutes dans les vies étrangères. D'un tiroir receleur de secrets à une poubelle bavarde. Il ne faut pas se méprendre, la blonde ne cherche jamais à récolter les détails. Elle se fout de ces vies meilleures que la sienne. Jalouse bien évidemment. Sauf que bien souvent les éléments se présentent à elle et la curiosité humaine transforme les yeux en billes brillantes d'intérêt malsain. C'est ainsi qu'elle a pris conscience que les têtes hautes de ce monde, les regards hautains et les habits hors de prix ne font pas une belle vie. Les poupées aux bras des suprêmes ne méritent pas d'être enviée ou jalousée. Les pauvres vies ne se voient pas dans l'apparence. L'écorce doit être grattée pour véritablement découvrir la nature de l'Homme. Pourtant, elle, Arabella est persuadée que ses malheurs sont visibles sur sa peau. Autre que les cicatrices sur son corps. Que la multitude de larmes ont marqué son visage, qu'elles sont encore là. Que les ecchymoses qui ont un jour habillé sa peau sont encore présentes et qu'il suffirait juste à qui le souhaite de se concentrer un peu, plisser les yeux pour tout apercevoir. Le passé repose encore sur sa peau et reposera jusqu'à son dernier souffle. C'est pour ça que la femme évite le contact. Les mains qu'elle considère sale sur son corps encore plus dégueulasse. Elle est persuadée que sa cicatrice migre sur la partie touchée de son corps, même si cette dernière est à l'autre bout. Comme si cette dernière souhaitait être révélée et voir le secret éclater. Peut-être que ça serait une bonne chose. Dévoiler ce corps abîmé pour faire tomber les complexes et les barrières. Arabella s'empêche de vivre et cette pauvre vie s'enfuie du corps dans un filet blanc disparaissant dans l'atmosphère. Le mégot jeté dans un cendrier, la dernière heure de travail vient de commencer. La dernière heure de la journée à faire semblant.
La carte magnétique dans le lecteur laisse s'échapper un déclic métallique. L'annonce rapide de sa présence ne provoque aucune réponse. La porte ouverte entièrement laisser passer la bonne et son barda. Elle en est à sa dernière chambre de la journée. Les pieds fatigués se traînent sur le sol. Elle ouvre les portes des placards pour vérifier qu'il ne reste rien. Un départ dans la matinée et un lieu à remettre comme neuf. Arabella soupire à la pensée de toutes les tâches qui l'attendent. Une liste longue et pénible qui se rallonge à chaque minute. Rapide et efficace lui répète-t-on. Un travail à la chaîne qui ne mérite pas trop de réflexion, uniquement une méthode parfaite. C'est déjà un miracle qu'une telle personne ait pu avoir un job dans un endroit aussi important. Elle n'est qu'une gamine sans expérience ni diplôme. La volonté de toujours faire bien, mieux, est la seule chose qui lui permet d'avancer. Déterminée la gosse qui apprend chaque jour un peu plus. Les placards vides sont abandonnés pour un passage rapide dans la salle de bain. Le linge usé est retiré des portants et au retour dans la chambre, il est jeté dans un panier. Un coup d’œil rapide au lit et une forme anormale attire son attention. Arabella abandonne les objets sur le chariot. Les pas sont lents et prudents. Elle se racle la gorge comme pour s'annoncer à la silhouette humaine cachée près du lit.  « Excusez moi, je pensais qu'il n'y avait personne. » D'habitude, les clients se montrent, se plaignent de l'intrusion par erreur de la bonne alors elle essaie de se souvenir d'une voix, d'un mot que cette femme aurait pu dire et qui aurait échappé à l'employée. Elle cherche, mais rien, juste un silence.  «C'est une erreur de communication, cela ne se reproduira pas. » La femme devient gamine au fur et à mesure qu'Arabella s'approche. Elle n'est pas vieille la blonde, mais est certaine que la gosse est encore plus jeune. Trop jeune pour être une cliente, surtout dans une chambre vide. « Je repasserai plus tard. » Quelque chose, un sentiment étrange la pousse à ne pas se précipiter hors de la chambre comme elle aurait pu faire en d'autres circonstances.


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Sujet: Re: On Powdered Ground (Halyna)
Mar 10 Mai - 14:46

ON POWDERED GROUND
Arabella & Halyna
Il n’y a que mon semblable, la compagne ou le compagnon, qui puisse m’éveiller de ma torpeur, déclencher la poésie, me lancer contre les limites du vieux désert afin que j’en triomphe. Aucun autre. Ni cieux, ni terre privilégiée, ni chose dont on tressaille, ne le peuvent. Torche, je ne valse qu’avec lui.

L’enfant songe dans les bras de Morphée, elle s’est levée dans les frissons matinaux, les tremblements de l’aurore, la belle dormant encore dans les draps de satin ; ses cheveux masquent les traits de son visage émerveillé par les rayons chaleureux effleurant l’épiderme encore mouillé de larmes sacrilèges. La chambre déborde de lumière tamisée, les rideaux tirés aux vertiges d’une cage mordorée, elle est prisonnière l’enfant ciel qui se lève rapidement, dynamique fée qui virevolte entre les cloisons insonorisées. Hier elle a vu les nymphes nouvelles hanter le palais pour une nuit, tradition obscène pour apprendre l’obéissance, victimes apeurées des coups sur leur temple tremblant des sévices futurs ; Halyna observe, tous les jours, heureuse, d’une joie malsaine, de n’être accrochée à ces filles du feu triste qui embrase l’avenir d’une fumée sirupeuse. Alors doucement les manches de satin épousent les poignets délicats de l’ange, Peter féminin ouvre la porte discrètement dans l’appréhension, l’adrénaline coulant en ses veines, elle remarque que l’astre solaire se couche pour laisser place à la déraison de sa jumelle argentine, l’aurore aux aubes éclatantes des obscurités aux néons artificiels. La prison laisse le sillage de quelques camions transportant les objets pour la bacchanale à venir, la pensée l’étreint d’une fuite à cette date qu’elle grave au fond d’une mémoire tentaculaire. Les rues sont absentes des silhouettes des passants, les restaurants roupillent, les voitures ronflent d’une fin de journée épuisante, elle a dormi, la drogue dans son organisme refusant les préceptes d’une ignominie, d’un commandement de velours sous les pattes impérieuses d’un monarque enorgueilli par ses actions. La créature divine pénètre dans l’antre d’un hôtel préservé, pour les riches certainement, de sa voix ensommeillée elle ment comme l’actrice douée, joue de ses paupières torsadées de violet, ses fils de veines bleutés distillent une aura pâle, elle semble l’apparition spectrale d’une virginité effacée. La clé à sa paume dorée elle entre dans la chambre dérangée, voleuse de vie qui fouille de ses doigts curieux, jaloux, de ses yeux elle mange les quelques lueurs de vie d’un couple ayant profité d’une existence bénie des souffles des dieux cléments. Alors pourquoi pas elle, souvent la question valse dans les iris d’Halyna, souvent elle s’enferme dans la haine, protection choyée d’une fillette agonisant sous les précipices des tortures dangereuses.

Sur le lit, elle étale les couvertures, tâte la qualité, elle s’amuse à enfiler la peau d’une prêtresse soignée, reine sauvage exécutant les condamnés. Et la porte grince d’une forme floue, fille devine-t-elle mais elle se cache la distraite, la voyeuse, pour observer la souris se glissant sans bruit dans une pièce impersonnelle. Elle a sur son front les cheveux d’une pauvreté sublime, touchante, elle n’est pas émue Halyna l’égoïste, elle est tel le chat dans les soupirs d’une chasse, elle cherche à trouver un partenaire pour combler la solitude qui l’obsède, l’étouffe, la femme cataclysme qui soulève sa chemise brodée des traumatismes, la femme moqueuse d’une innocence périe par les gestes d’un homme, l’homme, lui le monstre à la beauté effroyable, le vieux aux ordres sifflants, souffrant la débauche particulière. « Je ne devrai pas être là, je me suis faufilée dedans. » le sourire se dessine, relève les joues merveilles, les agates s’illuminent, maligne sirène, elle teste, elle désire que l’autre ploie sous son air faussement sage d’une gamine révoltée. Elle a ses bras croisés sur la tendre poitrine se déplaçant à chaque respiration subtile, ses mains vagabondent dans la chevelure de Raiponce. « Tu peux rester. » l’ordre s’exécute sur les lippes soyeuses de la volupté, elle s’assoit, le masque de l’impératrice mis sur sa carrure d’une fille luxueuse, elle a l’habitude d’entendre les cris des hommes, des soldats, des capitaines distillant les féroces monceaux d’injonction aux poupées pleurant les fleuves amers d’une liberté éteinte. Elle hait les filles encore libres, les filles aux accents de l’insouciance, les filles aux métiers, à l’indépendance rêvé. « Tu travailles ici, comment t’appelles-tu ? » Le son devient soutenu d’une souveraine ténébreuse, l’envie tonne dans sa gorge légère aux saveurs mystères. Elle réclame à ce que l’inconnue partage son vin pour les heures à venir.


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Tu veux exclure les rapports de domination, tu veux exclure la capitulation. Mais la domination, c'est le silex, c'est ce qui produit l'étincelle, c'est l'allumage.
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Sujet: Re: On Powdered Ground (Halyna)
Jeu 19 Mai - 20:13


         
On Powdered Ground  
HALYNA & ARABELLA


“There’s a war in me
between dark and darker,
between the shadows
and the things they hide.”




Elle s'est annoncée et pourtant le silence a suivi ses mots. Elle s'est avancée et pourtant rien. Rien jusqu'à présent. Pourtant les deux océans engloutissent la silhouette de l'employée. Elle se sent baladée par les vagues. Noyée sous les questions, un filet de doutes s'infiltre dans sa bouche et gagne ses poumons. La fillette est devenue reine. Le comportement sûr déstabilise Arabella qui voyait cette jeunesse fragile. En réalité, elle est écrasante avec ses allures de poupée précieuse. La femme de ménage n'est rien face à la pie voleuse de clés. Elle s'est faufilée d'après ses mots. Se donne déjà coupable d'un crime sans importance, mais qui pourrait faire tomber des têtes. A cette vérité, le regard vert juge l'enfant et se pare d'une méfiance visible. Doit-elle se rendre complice en répondant positivement à l'invitation ou vendre cette âme au diable en se préparant à avoir ce geste sur la conscience pour le reste de sa vie. Ce n'est sans doute pas la première fois que des gens s'invitent dans l'hôtel, pourtant la petite fée est la première qu'Arabella rencontre. Comme tous les étrangers, les pauvres qu'on garde aux portes, la bonne employée se doit de prévenir de cette présence non souhaitée. Les profiteurs ne sont pas appréciés car ils font perdre de l'argent à l'hôtel et si l'employeur perd du pognon, les premières victimes sont les employés. En même temps, il y a des mois, en arrivant en ville, la blonde aurait été une des premières à profiter d'une chambre gratuite si l'occasion s'était présentée à elle. Mastroianni ne blâme pas l'étrangère, mais reste méfiante. Elle connaît la misère, le besoin et rien de tout ça n'est visible chez la poupée. Comme si elle a été préservée de tous les malheurs du monde tandis que ses frêles épaules portent le désastre d'une existence. Arabella est incapable de décrire ce qu'elle ressent ou pense tellement tout est confus. Elle n'arrive pas à se faire une idée de la personne qui se trouve en face. Capricieuse qui s'est échappée de sa tour d'ivoire ou alors camarade de misère qui se montre bien plus sûre et imposante que son aînée. Les perles vertes ne quittent pas la gosse une seconde. Réalité ou mirage, la beauté exceptionnelle sonne comme une invention de l'esprit pourtant elle doit se rendre à l'évidence il n'y a rien de plus réel. Faite de chair et d'os.  « Je fais le ménage. » Normalement, quand personne n'occupe discrètement les chambres. Une certaine distance presque froide s'invite. La poupée demande, propose et l'employée répond. Toujours prête à déguerpir si jamais la gamine se transforme en croque-mitaine.  « Arabella. » Le prénom n'est pas accompagné, il est lâché salement comme un détail sans importance. Les gens ne s'intéressent pas aux petites mains qui s'agitent dans l'ombre pour garder la magie du lieu. Cette jeune fille n'a rien d'ordinaire, ni cliente ni misérable. Une énigme au goût de jalousie.  « Et toi ? » Phrases courtes pour laisser le cerveau travailler. Avant de faire son choix, elle veut prendre le temps de connaître plus l'inconnue. Savoir les raisons qui l'ont poussée à se faufiler dans une chambre aux draps souillés. Arabella n'est personne pour tourner le dos à une âme dans le besoin, alors elle offre une main à moitié tendue en espérant ne pas se faire mordre le bout des doigts. « Pourquoi tu es là ? » Tu ne devrais pas être là. Pourquoi une de mes chambres ? Pourquoi cet étage ? Pourquoi aujourd'hui? Elle réclame le droit de savoir. La possibilité de ne pas y répondre n'existe pas. Ara est prête à insister et si la réponse n'est pas satisfaisante elle sait quoi faire. Son job plus important qu'une poupée menteuse.  « Tu sais qu'ils n'apprécieraient pas ? » Ils. Pronom impersonnel. Ils, désigne tout le monde et personne. Un monstre sous le lit qui agrippera la première cheville si la chambre prenait vie. C'est surtout pour lui permettre de savoir si sa camarade se rend réellement compte de la situation. Elle n'a pas le droit d'être là, sauf passe-droit qu'Arabella ignore. Une belle dans les petits papiers du patron. A cette idée, c'est une jalousie amer qui vient tapisser la gorge et l'intérieur de la bouche de l'employée. Le goût disparaît quand l'idée s'envole, c'est stupide.  « Tu comptes rester ? » Plus elle en saura, mieux ça sera.  


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Sujet: Re: On Powdered Ground (Halyna)
Jeu 14 Juil - 17:01

ON POWDERED GROUND
Arabella & Halyna
Il n’y a que mon semblable, la compagne ou le compagnon, qui puisse m’éveiller de ma torpeur, déclencher la poésie, me lancer contre les limites du vieux désert afin que j’en triomphe. Aucun autre. Ni cieux, ni terre privilégiée, ni chose dont on tressaille, ne le peuvent. Torche, je ne valse qu’avec lui.

Elle semble de ces animaux sauvages tourmentés dans un territoire enlevé, brin par brin, pétale par pétale, une fillette suintant la détresse ; Halyna reconnait ces expressions saccadées, torsadées, observatrice malicieuse qui, silencieuse, s’octroie des analyses qu’elle ne partagera jamais, ses pensées fonctionnent tout comme ses billes d’acier qui fixent la fille, dérangeante manière de faire connaissance. Elle s’approche, car elle sait à présent que la domination lui incombe, que cette saveur étouffante tremble, murmure dans ses ruisseaux de sang bouillonnant, elle se permet de toucher ses joues d’un doigté étranger, d’une froideur suprême, calmement elle se rassoit, ne joue plus l’enfant, dans ses perles mordorés s’illuminent la colère, l’autre est une figure, un miroir fracassé où les morceaux étalés par terre renvoie sa propre tristesse. Alors les ongles s’accrochent sur la peau, le rictus se peint sur les traits lisses d’une poupée maudite, les paroles se fatiguent déjà dans la gorge rauque de la demoiselle, elle n’aime pas cette méfiance qu’elle devine sous les questions de miel. « Halyna » Princesse kidnappée dans le pays des neiges, à chaque aube, l’offrande sur ses doigts immaculés où se coulent les larmes vengeresses d’une mélancolie fugitive, elle a fui aujourd’hui, elle sera punie elle le sait, les cordes torsadant les poignets mais les paroles de granit surtout gravées immortel dans l’esprit de la diablesse. Elle hésite à la deuxième interrogation, un mensonge ou la vérité, de vérité surtout qu’elle ne croira pas, ces histoires inventés par des particuliers ivres d’invention d’une vie plus exposées, pour dynamique.

« Tu as besoin de le savoir ? « elle répond avec morgue, basique surtout cette réponse. Elle hausse les épaules, de ses mèches bouclés elle devient sirène sur son rocher, escalade la salle de bain pour prendre un peigne de plastique charbon roulant sur sa chevelure lustrée, produit d’un cliché, commandement capricieux d’un maître, d’un sultan à sa favorite arrachée, des talons aussi qu’elle a jeté dans le fleuve, marchant de ses pieds dévêtus Marie Madeleine pénitente. « Je me suis enfuis. J’avais besoin d’air. » Demi mensonge percutant les murs, on lit la haine dans sa bouche sucrée, se corrompt l’innocence périe à la connaissance vomitif, la tresse sur son épaule, ses bretelles d’une robe luxueuse, déchirée, les fils pendant sur ses genoux blessés, striés, des jambes écartelés où se tracent des vestiges de brulures néfastes. « Ils aiment bien ça… tester la douleur quand les sleeping beauty sont attachées et droguées. Ou endormies aussi. Perso, je préfère être consciente un peu, je peux me souvenir de leur visage ensuite. » Se plantent les iris, curieuses, ravies aussi, elle ravive les légendes de terreurs que l’on raconte à l’abri d’une terrasse, ces soirées bacchanales données par l’empereur Donatello, nom connu, se pourléchant de sa célébrité construite lentement sur des amas grouillant de cadavres vivants, de filles musardées, de Freyja, d’Aphrodites brisées. « Donc tu permets que je reste ici cette nuit, ils vont sûrement venir me trainer par la peau du cou c’est certain… » Elle exhibe maintenant, fière conquérante, un poignard aiguisé, elle l’observe, c’est l’arme du messie, l’instrument défendant, salvateur, c’est la musique qui résonne, qu’elle chantonne, ses yeux de feu ne se levant plus pour la compagne à ses côtés, elle ignore délibérément, implicite du défi qu’elle impose, tu le feras n’est-ce pas, me dénoncer ? Allongée sur les draps défaits d’un couple disparu vers des contrées lointaines, elle berce la mort sur son ventre aux os saillant, maigreur du danger. « Je compte rester jusqu’à ce qu’ils arrivent oui. Ça devrait pas tarder, il envoie toujours des gens à mes trousses. Mais je sais me défendre. » Le calme survient dans la voix non dans les gestes, son corps se déplie, se joint dans une danse à ses pas légèrement euphoriques, dans un sceau où la bouteille de champagne entamée se repose, elle cueille la tige de métal qu’elle tend timidement à cette nouvelle dame. « Tu sais te défendre ? T’en auras besoin un jour. Quand tu auras muri certainement… Tu ne seras pas femme de ménage toute ta vie, tu seras comme moi. » Exploitée, esclave d’un tombeau de débauche.


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