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pray for us sinners ▬ celestina

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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≈ PSEUDO : GALLINEA.
≈ AVATAR : CILLIAN FUCKING MURPHY.
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Sujet: pray for us sinners ▬ celestina
Dim 29 Mai - 20:57

PRAY FOR US SINNERS
Amen ✧Le français s'échappe des lèvres comme une fumée de cigarette abandonné à l'assaut du vent qui souffle sur une matinée parisienne, le jargon abandonné qu'il ne maîtrise pas, un simple bonjour et au revoir peut quitter les lèvres charnues de l'homme qui cache sous son costume une arme blanche. Il porte le métal comme une montre, elle seule lui permet de défier le temps, il se sent moins vulnérable avec le tranchant qui flirte contre ses côtés qu'à l'abri des coups de feu. Contre sa poitrine, la trace de la balle d'un certain soir zèbre encore sa peau et avec elle un contact éventé. Tant de choses ont changé dans sa vie. La paranoïa qui le guetter. Les battements de son cœur qui ratent sans raison évidente. Peut-être simplement le joug du temps qui décide enfin de venir l'embrasser comme un baiser mortel, il est d'un monde où l'on ne vieillit pas comme les autres, on se vieillit du sang et des morts mais l'on ne laisse jamais les rides creuser les visages. Sauf celles de pleurs et des rires, aussi futiles soient-ils. Et Otto se rend compte avec surprise qu'ils arrivent ex-aequo. Les pertes sont encore figée dans les sillons de ses cernes et pourtant  des sourires persistent comme des navires qui ont trop peur d'abandonner le port pour la mer en furie. Sans doute. Sans doute qu'il a maintenant peur de se jeter dans la gueule du loup, avec le recul, parce qu'il y pense maintenant. Parce qu'il a des choses à perdre. Comme il sait qu'une fois dans le feu de l'action, dans le brasier de la colère, il saura oublies ses promesses. S'oublier tout entier à la rage. Se laisse consumer. Comme la cigarette qui pend mollement à ses lèvres sans l'espoir de le quitter, lâchée simplement par respect pour le lieu dans lequel il se rend. Qui n'est plus symbole d'une véritable foi, plus d'un cri. Un appel à l'aide dans le ciel sourd. Que seul un visage juvénile entend à travers une présence qui égaye des jours sombres. Il n'a de respect pour dieu que parce qu'il croit qu'il existe, sans preuve il ne prononce pas de jugement. Seul le dernier n'en a pas besoin. La mort. Qu'il sème. Comme on sème le chaos. L'air  de Paris est un air de crasse qui rempli les poumons des touristes d'un cancer de pollution, la trace indélébilité de l'homme dans un paysage qui n'a rien de si charmant, loin de ressembler à celui de Florence qui lui manque, comme la présence rassurante du pavé de sa cité et la sécurité des hommes armés. Il peut compter ses hommes de mains sur les doigts d'une main, étalés dans la foule, sa cavalière seule justifie qu'ils aient troqués leurs costumes contre des chemises évasées et prit l'avion pour la capitale d'une des villes les plus belles au monde. Lui il n'en aurait pas eu besoin, sauf pour alléger sa conscience de quelques graves, 21 grammes d'âme pour être plus serein. Pour sourire au soleil. Mais même cela apparaît comme un mensonge qui lui rit au nez. Le charme de Paris échappe à Otto, il la préfère à l'époque où les cheminées fumaient, sur les clichés du début de l’industrie quand le noir et blanc avait une bonne raison de strié les cotés de ses façades haussmannienne. Noyée dans le charbon quand les démons courraient les rues, où ses cornes auraient été salutaires.

Il ne se rend pas compte qu'il resserre sa prise sur le bras léger de Celestina. Tina qu'il l'appelle parfois. Arrachée au griffe de son patron, Tina un ange, une femme.  Comme celles qui font tourner sa tête, qui goûtent son coeur et partent en le laissant en lambeaux, toutes ses femmes mortes dans ses bras comme les épouses d'un véritable James Bond. Alors l'assassin à changé de bord, du coté de ceux qui parlent armes et ne font pas de poésie. Il a toujours préféré le contact du métal à celui des épines d'une rose, peut-être parce qu'il est plus certains d'y mourir. Peut-être parce qu'il est déjà assez empoisonné et que son pardon tient entre des doigts. Tina il l'emmène loin, là où personne ne saurait reconnaître son nom. Anonyme. Normaux, mains dans la mains comme des amants en fuite, gardiens d'un amour qui se parle dans le langage des oiseaux.  Otto étranger, il l'a toujours été, même de sa propre histoire écrire dans les pages d'un cahier aux anneaux rouillé, les pages s'y détachent et se froissent, réécrite parfois de la plume hésitante d'une vie bâtie sur des incertitudes et des prises de têtes qui deviennent des prises de poing. Quand il remonte le temps et se penche sur sa vie passé, il n'a que le chaos à admirer, l'admirable chaos de chapitres emmêlés où les personnages se croisent. Parce qu'il ne s'est pas rangé comme il aurait du le faire et qu'il s'est toujours levé, Otto est fort, Otto n'a jamais baissé la tête ni même les yeux et même devant Dieu il a osé lever un sourcil insoumis. Lui plus que quiconque préféré mourir debout que vivre à genoux. Mais vivre qu'est-ce quand on mène sa vie à lui, ce n'est pas une vie que de s'occuper de celle des autres, pas dans le sens de chérir leurs nuits et d'accompagner leurs jours, mais plutôt de mettre fin à ceux qui ne doivent plus se lever, comme à la pesé de l'âme il est juge des enfers qu'une simple parole envoie les corps aux bourreau, l’intermédiaire de l'entreprise des balles et de la poudre noire. Alors s'est s'accorder qu'on peut vivre, venir en ces villes de lumières. « Notre-Dame-de-Paris. » Prononcé à la française, l'accent imité, chapardé à des passants, il fait le pitre un peu, se tourne vers elle et lui adresse ce sourire discret qu'il garde pour tous. « C'est impressionnant n'est-ce pas ? Bâtie à la seule force des bras des hommes. » Il s'arrêta et chassa une mèche qui voudrait son visage. S'approchant de son visage comme on le fait pour un enfant. « Ou par Dieu lui-même qui sait ? » Il voudrait qu'elle puisse croire encore, tant qu'il en est encore temps. « Curieux pèlerinage… je sais. » Peut-être qu'elle demandera pardon, qu'elle demandera qu'on veuille sur eux, ses gosses de substitution. Il sait déjà qu'il n'aura que peu de pensées. Une pour ses sœurs.Et une autre qui risque de s'égarer pour un autre.
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Sujet: Re: pray for us sinners ▬ celestina
Dim 11 Sep - 16:19

Verses
I saw galaxies in your eyes, your love put stars in my evening skies.

Au voyage des sens, Celestina respire l’atmosphère nouvelle, cette fragrance de maladie enrouée dans les senteurs sucrées d’un Paris désirable, italienne de souche la Céleste, des photographies admirées dans les livres d’histoires, là, sur sa table de collégienne, la promesse d’une visite à cette mégapole lumière. C’était soudain, un rêve vaporeux, abstrait ; la porte s’ouvrant à l’image d’un homme aimé, apprécié, timidement surveillé, un capitaine de son mari ténébreux. Il a ce visage de ces songeurs, un doux air sur ses lèvres se trimballe sans cesse, ses cheveux en bataille pour parfaire l’aura masculine auréolée d’une cacophonie d’une tendresse abyssale. Elle se demande l’oiselle, sur les quais du paysage altier, si l’attirance amère se pourléchant de son ironie l’emmena dans les confidences proches d’une tasse de thé, rituel confortable quand l’époux indésirable disparaissait dans les coulisses d’une activité exécrable, d’une discussion, l’idée sauvage de l’emporter vers l’horizon du bonheur, elle si dépressive, agneau ensanglanté par l’union malapprise, par la maladie psychologique.

Elle garde pourtant ses distances, sourit à l’accent trébuchant d’Otto avant d’énoncer de sa voix cristal un léger merci, un sincère remerciement, une gratitude là, dans la gorge de lait. De raisons pour ce présent elle ignore, aimerait savoir, mais ne questionnera pas, attendra le premier pas ; elle, d’habitude si joyeuse, le visage éclatant des mirages de soleil. « C’est impressionnant. Plus que sur les photos que j’ai pu accrocher dans ma chambre de jeune fille. » murmure-t-elle, le glissement des mots caresse les oreilles lointaines, soudain, elle réalise qu’elle se sent mieux, légèreté d’une soie d’un baume sur son cœur chavirant le plaisir. La jolie succombe enfin à sa nature pailletée d’éphémère, celle première de la fée qui se balançait dans les roseaux, se cachait dans les bourgeons rosés des fleurs de cerisier, celle qui s’asseyait ce sourire radieux à ses traits émerveillés de ce monde doucereux. L’édifice se fiance aux contours de la ruelle, la cathédrale gothique des merveilles, d’un livre lu sous les draps aux heures nocturnes d’un sommeil absent. Il l’a guidé vers la salutation spirituelle, rencontre bénie d’un Dieu miséricorde, esprit, force adorée de la pieuse honnête arborant sur ses épaules une robe de dentelle ouvragée.

Sur le parvis elle voit cette foule dégringoler dans la nef, cocon sirupeux, et ce magasin touristique dérangeant l’humble beauté, cette manière de l’argent coulant, fabriqué dans le vice et la médiocrité de son siècle. Elle tremble un peu en s’approchant de l’immense statue, sculptée semblerait-t-il dans la mélodie de la foi dure, rocheuse, empêtrée dans les dogmes fantasmagoriques, créant l’idylle d’une destruction des âmes. Alors elle prend conscience qu’elle est de ces femmes obéissantes, soumises à leur amour aveugle pour leur tyran séducteur. Plusieurs fois, dans la journée, la question rebondit. Elle trébuche un peu quand elle rejoint l’ami, les doigts vernis d’une couleur pastel, fantaisie de l’ennui, sur les épaules de l’homme, elle relâche aussitôt, rougit de sa bêtise. « Il y a un endroit que j’aimerai te faire découvrir. Je n’ai pas vraiment le sens de l’orientation mais nous avons tout le temps n’est-ce pas ? Pour flâner dans les rues. » Ca teinte comme une excuse dans ses prunelles incertaines, elle qui se dirige pourtant vers la sortie.



Aller sur la Lune, ce n'est pas si loin. Le voyage le plus lointain, c'est à l'intérieur de soi-même.
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Sujet: Re: pray for us sinners ▬ celestina
Dim 11 Sep - 21:47

PRAY FOR US SINNERS
Amen ✧Un oiseau s’est niché dans son coeur, ses ailles frétillent, chaque battement une impulsion de plus dans le myocarde, un peu comme une mélodie, symphonie du printemps quand il baigne pas dans le sang de Florence, c’est électrique, assez pour faire redémarrer la machine, il a l’esprit ailleurs totalement perdu dans ses contemplations à milles lieux d’où il devrait être, c’est ce qu’on appelle le syndrome du rêveur. Il devrait pas être quelque part, il devrait être libre, il devrait pas appartenir à quelque chose, il est trop grand pour ça, il a les yeux qui s’arrondissent trop quand ils groisent les gargouilles et ils sont trop bleus pour le ciel de l’enfer. C’est con, on nait jamais à la place place, on en songe jusqu’à ce qu’on trépasse. Il rêve, encore et encore à en toucher la lune, avec ses doigts déjà, sentir la pulpe de la poussière, la même qui représente sa vie dans trente ans, quarante, dans jamais quand il sera sous terre et qu’une rictus pâle aura finit d’allumer le regard. Puis avec toute son âme qui se brûle aux rayons du soleil, quand on le regarde de loin on se demande à quel moment le bitume est venu frapper son costume, l’asphalte noircir le creux de ses joues et le sang tâcher ses mains, lui c’est le petit chérubin, cupidon qui lance ses flèches et qui se verrait bien vivre d’amour et d’eau fraîche, il se repaît pas le Styx italien, il se crève chaque jour un peu plus d’être un chassé du Paradis, sans motif, comme ça, il a juste levé un doigt et le mauvais, fait un doigt à la destinée avec l’espoir profond qu’il pourrait changer. Il a tellement déréglé la machine qu’il a manqué d’avoir tout ce qu’il voulait. Il retrouve ses espoirs mourants sous l’azur de la capitale d’Europe, la plus belle apparemment mais il a parié, juré, qu’ailleurs il a vu des choses encore plus majestueuses, comme un sourire, juste à se pencher un peu et croiser une jeune fée gambader pour s’en rendre compte. Y a une fracture terrible entre ce que le patron vend et la réalité, son empire de coups de feux et des règlements de comptes qui se mènent haut la main, placé sur la poitrine là où se trouvait le coeur avant qu’il le vende pour ne pas avoir de problème, donné pour ses sœurs en général et parfois pour d’autres, ceux qui prennent garde, donné c’est donné, y a rien à reprendre quand c’est cassé, rafistoler à la limite et encore ça restera tellement bancal que ça veut presque pas la peine d’essayer. Ce monde là, c’est pas celui qui est fait pour Celestina, et rien que son prénom déjà il sent la couleur glisser dans son esprit, se poser doucement, s’il est un oiseau c’est comme un papillon aux motifs fleuris. Sa place est naturelle dans les allées pavées et la glorieuse, la prétentieuse qui vomit sa Seine. Il s’imagine la gamine assise sur son lit, nichée dans les draps frais avec le parfum de l’innocence, les touches de lavandes se dissipent qui rappellent la Provence et le parfum des vacances, autant de terres rêvées, son séjour en France il pourrait l’éterniser à tout vouloir visiter, chaque chemin, chaque grain de terre entre ses mains. Elle, son regard sur les clichés, Paris d’un mouvement de maître figé dans le temps, où ses badaud s’arrêtent pour s’aimer et se déchirer. Dans un autre monde, il aurait bien eu un cadenas à accrocher et une clé à jeter avec des initiales gravées à son nom où il se serait invité, la pointe de jalousie pour Ucello se refait sauvage. Il ne mérite pas une telle beauté, c’est une douleur pour le capi, il est incapable d’aimer comme il devrait, il mélanger l’amie et la mère avec l’amer besoin de retrouver une nouvelle sœur et un nouveau coeur. Dans chaque visage il cherche l’idéal et il en trouve trop, le trop pleins de vies qu’il s’invente, qu’il s’autorise d’espérer avant de se remettre en face à face avec les réalités. Il était pas le bon promis et le mari à tout d’un pacha, d’un avarié, il revoit l’histoire de sa famille se dérouler et s’il avait ses ailes il voudrait voler au secours.

Otto n’est pas un oiseau, les froissements de plumes qui dansent contre ses tempes sont autant de fantasmes qu’il ne pourra jamais réaliser. Des crocs ont poussés là où la collerette de chanteurs s’enroule dans des vestiges colorés. « Ma chambre n’était pas très décorée. » Il avait peut-être l’image d’un piano dont il a souvent rêvé avant de le voler à un pauvre gars exécuté. La musique, c’est un truc qu’il a commencé pour faire plaisir avant de se rendre compte qu’il pouvait sa caboche qu’avec, pendant que les notes s’alignent, les pensées se brisent. Il la suit du regard et emboîte ses pas, fierté personnelle d’être l’ombre d’une reine au trône caché. L’ombre, il est l’ombre, toujours, c’était que ça, déjà, l’ombre du papa, il voulait pas prendre sa place, il voulait que ça s’arrête les violences, c’est venu naturellement d’abattre le diable en prenant sa fourche, il suit le mouvement sagement et parfois il tend ses mains vers des manants blessés et il accomplit les gestes d’un bon samaritain quand on voudrait qu’il aligne des cartouches sur des crânes brisés. Le temps passe, la crasse. Il traîne dans la boue, il rattrape la princesse. Il est de ceux qu’on traînera dans la gadoue, la merde jusqu’au coup, mais pas d’inquiétude pour les nymphes, éloignées, portées comme des ballerines loin des tracas à la force des épaules qui finiront par lâcher. « Tu attises ma curiosité… » Il se demande où elle peut l’emmener, une endroit qu’elle ne lui a pas encore fait visiter, dans son palais mental déjà nombreuses portes cachées ont été ouvertes pour plus de clarté. Temps pour flâner, temps pour tout, reste là des heures, des jours. « On a tout notre temps ne t’inquiète pas. Je suis venu ici pour profiter en priorité. » Lui faire profiter, l’emmener ailleurs et lui ouvrir les yeux sur ce qu’elle est, c’est le rêve du chevalier qui sait meurt écrasé dans son cocon. Il sait sa main qu’il parcourt d’un vague baiser, instantané dans un siècle oublier, il n’y a pas de destrier à enfourcher, juste des pas à étirer les plus longs ou les plus courts dans la foulée des imbéciles heureux. « Si tu veux quelque chose, n’hésite pas. » Il promène son regard sur les étals, l’imagine dans une confiserie, comme deux enfants, la bouche rosie par le sucre figée sur les traits carmins des lippes, gonflées les joues comme leurs poches de caramels. Petit à petit, il remonte dans le temps, il a vingt-ans, quinze ans. Un enfant.
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