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a coeur (e)perdu ▬ rocco

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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≈ PSEUDO : GALLINEA.
≈ AVATAR : CILLIAN FUCKING MURPHY.
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≈ DATE INSCRIPTION : 23/04/2016
Age : 17

Sujet: a coeur (e)perdu ▬ rocco
Dim 12 Juin - 20:32



A COEUR (E)PERDU
Débauche, luxe, le casino lui revient dans le face, la dernière fois il est venu accompagné il est maintenant seul face à ces propres pêchés. L'envie de jouer chatouille ses doigts, le désir de toucher une carte monte, il aimerait jouer tout son argent sur les tables feutrés comme les autres costumés aux regards si fermés, les tics parlent à la place des lèvres fermées. Il pourrait s’asseoir et montrer sa gloire à tous d'une manière qu'avec une arme levée pour une fois, il aimerait gagner, par simple plaisir de dominer, par simple plaisir d'écraser et de rayonner une dernière fois comme au temps où il y avait quelqu'un pour être fier de lui. Être en haut des marches ne lui a jamais réellement plus au final, ce serait encore pire s'il était à la place d'Ucello. Et c'est sans doute pour cela qu'il n'a jamais osé convoiter cette place, peut-être lorgnée au départ, jusqu'à ce qu'il y ait un brin de conscience qui se laisser plier au vent, ça à pris le temps que ça devait prendre mais c'est arrivé, le doute s'est installé, il s'est niché. Il est là. Sa présence enivrante obsède, ce doute fait frémir, le doute fait peur, une adrénaline constante qui a donné au monde de nouvelles couleurs. Au sang une nouvelle texture. Celle de l'argent. Il aurait assez d'argent pour se payer une vie nouvelle avec les gros lots et se faire oublier, sans le courage pour s'y mettre et disparaître. Des choses le retiennent encore ici, des chaînes, des boulets, des pages arrachées dont il ne peut décemment pas se défaire pour un nouvel enfer, tous les livres ne sont pas à fermer, il y a des histoires à raconter. Des contes noirs qui jamais ne seront répétés. Otto se promène en maître dans un lieu qu'il a mille fois arpenté dans mille tenues et avec milles idées, aujourd'hui il a demandé aux heures d'arrêter de passer, silencieux, le regard planté dans les aiguilles d'une horloge, des lames qui lui rentrent dans le peau, la morsure du temps en plein dans le coeur, le regard plongé sur les chiffres immobiles, le temps qu'il voudrait inverser pour réécrire l'histoire et le passé. Sans cesse il passe du comptoir à l'horloge et il espère que la nuit passera ainsi, simplement, comme la musique s'éteint et se relève des cendres des anciennes notes. Mais la nuit est une dame qui se fait prier. Une minute. Le jeu n'a duré qu'une minute et il lui semble avoir duré des heures. Il n'y a rien qu'il voudrait changer en ce monde, plus que ce qui est arrivé, le futur n'a pas de sens, le futur lui apparaît comme un brouillard opaque et peut-être qu'il se cache derrière des rêves à vivre, mais ce brouillard ne cessera jamais de l'entourer, de l'étouffer, de l'aveugler. Le brouillard est tout et il n'est rien. Quelque part la dimension de ne pas exister commence à l'effrayer, des peurs qui deviendront paranoïaque quand il n'aura plus que sa peau à sauver. Il n'a plus que quelques années à damner. Il est un homme que la passé hante, ce même passé est peut-être bien le brouillard dans lequel il avance, incapable de se dissiper et de le laisser partir, il le retient comme une nécessite, comme un poison vital. C'est le plus probable. C'est une certitude. La certitude que ce qu'il a fait, les feux qu'il a allumé, sont venus cracher leurs fumées sur son chemin tout tracé. Quoiqu'il arrive, quand on joue avec le brasier, on est certain de se brûler, peut-importe le temps que cela prendra et si l'on doit se consumer lentement comme une cigarette. Coincées entre les lippes, toujours, ces dernières meurtrières. Il se projette en elles, toujours perchées entre des lèvres closes, des paupières closes, il est ce bâton tueur qu'une brise peut éclater. La confiance n'est plus aussi forte qu'avant, l'armure se brise au fil des âges à force de se frotter aux murs d'acier de sa prison mentale. Un esprit comme une fenêtre, fermé à tout, fermé au vent, hurlant dans un ouragan.

Le verre tinte contre le comptoir, le rappelant a une réalité qu'il a de trop nombreuses fois essayé d'éviter, peut-être pas ce soir l'énième cuite, une pensée lui rappelle qu'il doit encore rentrer vivant pour des mèches folles à reconquérir. L'espoir n'est pas mort, il repousse rageusement son verre. Quelqu'un pourra bien boire à sa place, ce n'est pas comme si il avait véritablement soif, un acte généreux pourra lui accorder un pardon de Dieu. Dieu prié quad ça l'arrange, il aimerait pouvoir le respecter. Ce qui dessèche sa gorge ce n'est pas le besoin de vodka et aucune boisson ne saurait le combler, c'est plus profond il le sait. La manque, la solitude, la vengeance. La carcasse d'une tigre foudroyé, braconné. Il fait demi-tour, tourne le dos au serveur qui n'a pas le temps de se préoccuper de son client, pas de paroles d'au revoir, pas de paroles, jamais, ses mots sont morts un soir d'été. Ce qui compte c'est le billet qu'il a glissé dans sa poche. Il ne va pas critiquer les méthodes, dans l'empire des pièces on ne va pas se plaindre de l'argent qui coule comme les ambres dans des verres de cristal, tout est démesure. Il n'y a plus de règles. La soirée prend fin dans le dépit, il rentre, prend des chemins, bouscule des gens, il renonce, nage à contre sens d'une marée de visages dans lesquels ils cherchent des face connues. Un appel à l'aide qui ne résonne quand dans son esprit tourmenté. Il dormira seul encore ce soir. Fût un temps il  partageait, mais c'est un temps révolu, comme tous ceux qu'il a vécu, des chapitres noircis. Tout a une fin, tout a une eu fin, mais pas lui. Pas encore ? Pour une raison qui lui échappe. Il est parti, c'est tout ce qu'il lui reste. Une porte claquée sans mot dire, quand il était enfin sorti de l'eau il avait tout envoyé chier pour se recentrer, ou peut-être fuir, se fuir. Il fallait qu'il courre, qu'il s'évade de sa cage dorée. Même ce qui lui avait fait du bien, même ce qui l'avait originellement sauvé, il devait s'en aller. Mais il est resté, il a eu peur et il n'a récolté que des éclats brisés. L'image d'un gosse le traverse, Rocco. Il a encore son nom sur ses lèvres et sa tête derrière les paupières, un ami, puis plus encore, puis plus rien et désormais le pire à venir, il s'imagine la haine. Il se projette la souffrance. Jusqu'à ce qu'il se rende compte que l'image n'est pas qu'un cliché de poésie, pas une pensée anodine venue s'échouer, un visage bien présent dans le champ de vision de l'aigle. Rocco. Le coeur rate un battement, puis deux et c'est comme si tout s'arrêtait de fonctionner, tétanisé. La pendule aurait arrêté sa course, il n'en serait pas là. Il ne doute pas un seul instant du visage, il pourrait pourtant. Ne pas s'approcher, ne pas se jeter dans la gueule du loup, de l'agneau, parce qu'il est incapable de choisir une place. Les années sont parties en fumées, il ne reste plus rien de l'amitié, qu'un jeu macabre de souvenirs. Il peut aussi lui tourner le dos mais il ne le fait pas. Cet homme lâche n'est pas présent ce soir, des choses ont évoluées. En bien comme en mal. Il n'est plus le même.

Il s'avance d'un pas traînant, regarde de loin la situation. Rocco et un étranger. Une ancienne jalousie le surprend, étranger, un terme lui met le couteau sous la gorge. Il y a des échanges de geste, il est d'autant plus surpris par l'inquiétude qui rampe dans son coeur. De nouveau bien présent, lui. Il s'approche en fauve silencieux pour capter la conversation, mais il n'a pas besoin d'entendre pour comprendre que le mec en face est bien échaudé et plutôt énervé. Le genre de beauf qu'il a lui même été, que l'autre a su supporter quand ils étaient brisés. Il se sent d'humeur à lui rendre la pareille. Peut-être parce qu'il l'est vraiment, jaloux. « Hey ! » Il interpelle l'homme, essaye de ne pas fixer le garçon. Il sera reconnu, ça il n'en doute pas, c'est la réaction qu'il craint. Il se place en sauveur, mais il sait que pour ce garçon il n'est rien de plus qu'un malheur. Il le sème, il l'a dans la peau. Le mal. Il prend à part le type bourré et l'envoie ailleurs voir s'il y est, sans délicatesse. Il en viendrait aux poings s'il le fallait. « Va voir ailleurs tu veux ? » Question rhétorique, il ne se soucie déjà plus du type. Seul un ancien gamin hante ses pensées, il fait volte-face et lui laisse le temps de le reconnaître, peut-être de le frapper, réagir. Lui ne sait que dire, de toute façon, il n'y a rien à dire ? Depuis le temps.
claude gueuse
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Sujet: Re: a coeur (e)perdu ▬ rocco
Sam 23 Juil - 21:07


a coeur (e)perdu

revenge is sweeter than you ever were

Il s'était laissé tenté. Lui qui ne mettait jamais les pieds en ces lieux de débauches et de luxure, là où l'argent coulé à flot ainsi que les éclats de rire des victorieux et les larmes des mauvais perdants. Rocco découvrait cette place, ce casino. Il était émerveillé tel un gamin foutant les pieds pour la première fois à Disneyland. Il écarquillait les yeux, contemplait tout et n'importe quoi. Il souriait, riait, était submergé pour toutes ces lumières, par tout ce bruit qu'il ne savait où posé son regard plus d'une seconde. Il s'y passait tellement de choses. L'italien en était bouche-bée. Il était même perdu. Cette foule omniprésente l'oppressait un peu et ces grand plafonds lui faisaient tourner la tête - une migraine ne tarderait pas à se montrer. Cependant, le jeune Ferenzi prit sur lui et continua son initiation. Il se devait de résister aux vices et aux maux qui l'emportaient car un informateur lui avait appris qu'un nombre inimaginable de trafics se déroulait et que, s'il voulait des réponses à ses questions, il devrait venir écouter les messes basses des joueurs les plus fortunés.

Le restaurateur finit par se poser dans un coin, prêt d'une table où l'argent ne semblait pas la priorité des joueurs. Une somme importante trônait en milieu de table, bien plus que Rocco n'en est vu, bien plus qu'il ne puisse l'imaginer. A vue d’œil, on s'approchait du million et il ne put s'empêcher de souffler en le constatant. « Impressionnant, n'est-ce pas. » Tituba un inconnu qui tomba maladroitement dans les bras du jeune éphèbe qui le rattrapa sans réellement savoir ce qu'il faisait. « Eh, merci, mon gars ! » Il était torché. Pire encore et Ferenzi l'avait bien senti. Il chercha donc à prendre ses distances, une mission plus importante l'attendant dans les heures et les secondes à venir. Il s'éloigna donc de l'étranger mais ce dernier le rattrapa violemment et le força à se retourner vers lui. « J'en avais pas fini avec toi du con. » Rocco se dégagea de son emprise en repoussant cette main tremblante de son épaule. « Qu'est-ce que tu me veux ? » Osa-t-il enfin lui dire car, le plus con d'entre eux, ce n'était certainement pas le restaurateur. « Va trouver un autre pigeon. » Et il poussa, ce qui sembla énerver l'autre abrutis qui revint rapidement à la charge. « C'est toi qui m'a fait ça ! T'as renversé mon verre. Tu vas prendre cher ! » Et tandis que le jeune homme s'apprêtait à revoir un coup, il fut surpris par l'intervention in extremis d'un autre inconnu. Son sauveur. « Va voir ailleurs tu veux ? » Un sauveur que sa voix trahissait. Comment l'oublier ?

Perturbé, Rocco le contempla sans dire un mot, sans émettre le moindre son. Pourtant, ses poings se serrèrent et la colère le submergea bien trop rapidement. Dans un cri de douleur, il vint frapper Otto au visage. Un coup de poing mérité qui, une fois donné, le soulagea d'une façon bien étrange. « Je n'avais pas besoin de toi. » Lui dit-il sèchement, lui mentant volontairement parce qu'il n'avait aucunement l'envie de paraître faible et démuni devant un type comme lui. Ce type qui l'avait jeté du jour au lendemain comme une merde et sans explication préalable. « Maintenant que t'as fait ta bonne action de la journée, tu peux te casser, Otto. » N'ayant nullement l'intention de le remercier, ni même de s'excuser pour son accueil des plus violents, Rocco aurait pu s'en aller, se retourner et déguerpir d'ici. Mais il ne fit rien car le perle de sang qui goûtait sur la lèvre de son ex le figea pendant quelques secondes.

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Sujet: Re: a coeur (e)perdu ▬ rocco
Sam 23 Juil - 22:17



A COEUR (E)PERDU
Il l'a vu venir ? Oui. C'est une évidence, un peu, sans doute beaucoup, toujours des doutes. Toujours un déni, latent, au plus profond de son être, toujours refuser les preuves quand il ne contrôle pas la situation, essayer de ne pas poyer contre le vent. C'est ça être bancal. C'était il y a longtemps, mais pas assez pour pardonner. Et quand bien même. C'est le genre de choses qu'on ne peut pas excuser. Il aurait pu garder contact, il aurait pu laisser un message ou prendre son courge à deux mains et revenir s'expliquer, tout simplement parler. Sauf qu'à ses yeux il n'avait plus rien à dire, il s'est juste levé un matin et s'est dit qu'il devait partir. Fin. C'était à l'époque un miracle, prendre une décision seul, arriver à aller jusqu'au bout. Quelque chose qui n'avait aucun rapport avec le besoin de tuer un assassin. Mais ça ne justifie pas d'en devenir  un à son tour, que ce soit en semant la mort ou en arrachant des coeurs. Quelle différence ?  Il l'avait dit lui même un jour, qu'un baiser et un coup de feu, c'était le même chose dans des dimensions différentes.
En l’occurrence, c'était un coup de poing pour ce soir, plus préférable. C'aurait pu être pire. Il l'a mérité, il n'ira pas pleurer pour un bobo, il n'est même pas sûr d'être capable de chialer à nouveau une fois dans sa vie, à moins d'agoniser ou de retrouver un semblant de bonheur, ce qui est presque déjà arrivé. Et quand il pense, il se rend compte d'à quel point Rocco a toutes les raisons de lui en vouloir. Par réflexe il porte une main à son visage pour vérifier qu'il ne lui a pas cassé le nez au passage. La colère transforme les hommes. Il imagine qu'il bouillonne de rage, il a pu rêver de pire. S'il croisait son assassin. Il ferait pire. Il irait lentement, pour faire payer tous les jours passés à souffrir.   Mais malgré tout il ne peut pas partir, il ne peut pas bouger. C'était il y a longtemps. Mais c'est comme ci c'était hier maintenant qu'il l'a en fait de lui.  Et il ne peut pas partir à nouveau comme ça, il n'arrive pas à fuir, il n'arrive tout simplement pas à réagir, juste plonger ses yeux dans les siens pour y chercher ce qu'il y a récupérer. De la rancune ? De la haine ? « T'es content ? »  Ça lui arracherait la gueule de s'avouer vaincu. Toujours cette fierté mal placée, se croire inébranlable. « Et toi, t'attends quoi pour te tirer ? » Parce qu'il sait qu'en face non plus ça peut pas bouger. Peut-être qu'il attend des excuses. Il mérite. « Je pensais pas te croiser dans le coin. » Le croiser tout court. Parfois le destin est une pute qui fait trop bien son travail. « Il est trop tard pour s'excuser. »  C'est un constat.
claude gueuse
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Sujet: Re: a coeur (e)perdu ▬ rocco

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