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gabi - valet de trèfle

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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Sujet: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 15:01


Gabriella Agnesi

Ë meglio essere uccello di bosco, che di gabbia.



nom : Agnesi. La douceur d’un nom paternel peint en rouge. ▲  prénom : Gabriella. Tout le monde l’appelle Gabi : elle est l’enfant au bas de l’échelle, celle qu’on a vu grandir mais qui demeurera gamine.  ▲  âge et date de naissance : née un 13 septembre, la jeunette est florentine depuis 24 ans. ▲  ton clan : Ucello. L’héritage de la violence.▲ Ton rang : il vittime, sans volonté d’évoluer. ▲ statut civil : célibataire. ▲  orientation sexuelle : hétérosexuelle ▲  metier : croupière au casino, elle manie les cartes et fait tourner la roulette comme personne ▲  situation familiale : orpheline, elle a vu sa mère plier sous les coups du père, et le père tomber sous ceux de minuit▲  traits de caractère : discrète ; indépendante ; mélancolique ; méfiante ; douce ; maligne ; simple ; rêveuse ; abhorre la violence ; calme ; ▲  groupe : strong and wasted ▲  crédits : sugar slaughter
1. La violence, elle l’a vue chez elle. Dans la rue. Sur le pas de sa porte. Sur son lieu de travail. Elle l’abhorre, la hait, s’y refuse. Spectatrice impuissante, actrice involontaire, Gabi fait sa vie dans un monde qui ne lui sied guère : tant pis. Il faudra s’en contenter.
2. Victime d’un cancer des poumons à son plus jeune âge, fort heureusement décelé tôt, elle s’en est sortie grâce au combat acharné d’un père à la solde du clan Ucello. La détermination légendaire de Giorgio Agnesi lui permit de rassembler suffisamment d’argent pour payer le traitement de la lumière de sa vie. Trois années de souffrance, et la guérison arriva enfin. Sans rechute. Gabi ne fume donc pas, ni ne se drogue. Le seul excès qu’elle s’autorise demeure l’alcool – de temps en temps.
3. Jamais l’enfant n’a eu à subir les coups du père, dont l’amour était entièrement tourné vers elle. C’est la mère qui en fit les frais. La mère douce, la mère aimante. La mère cassée. Et morte.  
4. Le père ayant suivi quelques années plus tard, Gabi s’est retrouvée seule à l’aube de sa majorité. C’est en tombant sur une annonce, par hasard, qu’elle devient croupière. Quelques années – et un certain talent tout de même – plus tard, la douce est réputée pour manier les cartes comme personne. Elle repère les tricheurs et devient l’oreille attentive des joueurs, qui apprécient son calme et sa douceur. Certaines informations recueillies ont déjà bien servi le clan.
5. Elle sait, bien sûr, que les informations retransmises à qui de droit ont provoqué de nouveaux élans de violence, peut-être même de mort. La colombe a les mains sales et préfère ne pas y penser, évitant le regard accusateur que son reflet lui lance parfois. C’est qu’il faut vivre, tout de même. Chacun avec sa culpabilité.
6. Pour le reste, Gabi n’a pas de talent particulier, si ce n’est le maniement des cartes. Elle ne sait pas danser, chante divinement mal, cuisine approximativement, dessine maladroitement et ne joue d’aucun instrument. Le macho dit qu’elle ne sera jamais bonne à marier. Ce qui l’arrange bien : Gabi, maitresse d’elle-même dans un monde largement misogyne, préfère être la reine de la débrouillardise et vivre chichement plutôt que d’être avec un de ces types à qui elle distribue ses cartes, enfermée dans une prison dorée. Le fantôme de la mère pèse lourd.
7. Ses pas sont à Florence, son esprit est à Ailleurs. La colombe se libère autant qu’elle peut de la prison florentine. Elle rêve de la quitter, franchir ses barreaux invisibles à l’odeur de sang. Elle ne se mêle pas à la vie des clans, se contente d’exercer son métier, faire ce qu'on lui dit et mettre un peu de côté, ignorant volontairement qu’elle n’aura jamais assez. Ce que Florence a vu naitre, Florence le verra crever.
8. Et pour oublier cette triste vérité, Gabi se plait à croire qu’elle peut jouer des tours à la vie. Elle s’arme de son jeu de cartes et se fait magicienne, trompe l’œil sur pattes. Un plaisir simple, donnant l’illusion que l’impossible devient possible. Tire une carte et laisse-la deviner. Illusionniste amatrice, ses talents de croupière lui ont permis d’apprendre vite. A son niveau, vous pouvez l’appeler Artiste. C’est bien le seul domaine dans lequel elle excelle.
9. Pour arrondir les fins de mois, l’agneau donne dans les parties privées. Celles organisées dans l’arrière salle d’un établissement mal famé. Il parait que le risque paie : la douce s’est laissée tenter. C’est dangereux, certes, mais le jeu en vaut la chandelle. Aucune mésaventure n’est encore à regretter.
10. Aux yeux du monde, Gabi demeure l’ange adoré d’un véritable démon. Elle est l’enfant fragile qui a inspiré l’amour à la Brute insensible. Et elle l’a rejetée, condamnant son âme à la dérive, en quête d’un pardon toujours refusé jusqu’à ce que la Faucheuse fasse son œuvre, et encore bien après. Le père a donné, mais il a aussi trop pris. Le clan Ucello, c’est la dernière chose qui la rattache à lui. Elle voudrait s’en défaire qu’elle n’y parviendrait pas… La coupable.  

ton pseudo : fyi  ▲ ton âge  : 25 ans ▲ ton pays : France ▲ ta fréquence de connexion : 4/7 ▲ comment t'es arrivé ici ? bazzart ▲ ton avis sur le forum : j’ai rien à redire, c’est un coup de cœur. Et ça fait bien longtemps que je n’en ai pas eu ! ▲ un commentaire ? votre réponse ici votre réponse ici



Dernière édition par Gabriella Agnesi le Lun 18 Juil - 22:16, édité 4 fois
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 15:01


Valet de trèfle

Chi vive nella speranza, muore a stento.

Douleur. Nausées. Fatigue. Le premier souvenir n’est pas celui d’une entrée pleine d’excitation à l’école. Il est blanc. Blanc comme ses draps, ses murs, sa robe, sa peau. Aseptisé. Son crâne chauve luit sous les lumières artificielles d’une chambre qui n’est pas la sienne. L’enfant tousse ; elle ne sait plus quel âge elle a – ça remonte à si loin maintenant. Elle se souvient de la détresse des parents. Elle voit le visage de sa mère marqué par les larmes. Mieux vaut les larmes que les coups. Elle est si belle, maman, avec ses cheveux d’ange encadrant ses traits de tendresse. Les saphirs de ses yeux luisent de la lumière de l’amour, se voilent par l’ombre de l’impuissance. Gabriella, elle, ne sait pas ce que c’est que de vivre sans douleur. En tout cas, elle ne s’en souvient pas. Elle grimace face aux difficultés respiratoires, à l’aridité de sa gorge, aux acidités de son système digestif, et tombe enfin de fatigue. Elle pleure parfois, pour mieux retrouver les bras du Démon carmin : il lui murmure de sa voix profonde et basse qu’il ne laissera rien la lui enlever, qu’elle est trop forte pour abandonner et qu’il fera tout son possible pour l’aider. Il lui déclare l’amour paternel, le seul qu’il a jamais connu et qu’il connaitra jamais. Elle est la lumière de ses ténèbres, son fil d’Ariane dans sa vie labyrinthique. Il est si différent de maman. L’ange qui partage sa vie. La douceur infinie s’est frottée à la violence abyssale, opposé fatal mais irrésistible. Pendant trois ans, c’est la même journée qui se répète, inlassablement. Examens, injections, traitements, et la douleur qui diminue si lentement qu’elle ne s’en rend pas compte. Mais un jour, elle retourne chez elle, dans sa chambre aux mille couleurs, logis de princesse dans l’antre du démon. Son père est souvent absent, réclamant tout ce que le clan Ucello peut lui donner comme directive afin de rassembler l’argent nécessaire au traitement de sa gamine. Sa mère, l’angélique, demeure à ses côtés, sa main apaisante reposant sur le front inquiet d’une enfant qui n’a pas encore pu vivre. Elle rassemble les livres et les poupées, et chaque nouveau jour que Dieu lui accorde voit naitre une nouvelle histoire de l’imagination de la belle narratrice. Gabi est émerveillée. Il était une fois dragons, sorcières, princes et princesses, rois et reines, fées et sirènes. Sa chambre se transforme en pays imaginaire jusqu’à ce que le Démon carmin rentre et remplace la conteuse. Il la prend dans ses bras, lui parle de la vie, de ce qu’elle est et sera. La berce dans ses gros bras jusqu’à ce que sa lumière s’endorme enfin, lui embrasse le crâne et s’en va. Mais plusieurs fois, la nuit, Gabi a été réveillée par les cris de douleur de sa mère, ceux de colère de son père. Plusieurs fois, elle a vu les bleus sur le visage angélique de la conteuse. Plusieurs fois, elle a demandé naïvement : « Tu as fait quelque chose de mal maman ? » Et plusieurs fois, elle s’est vue répondre : « Ne t’inquiète pas, mon ange. Maman va très bien. » Maman est juste tombée. Maman s’est cognée. Maman est très maladroite, tu sais. Maman devrait faire attention.
Maman aurait du faire plus attention.

Et un jour, on annonça que la gamine était guérie.

***

Les machines à sous, les faux jackpots gagnés, le tintamarre incessant du casino tournant de jour comme de nuit. Bienvenue dans un autre espace-temps. Elle ne cherche plus depuis longtemps à regarder aux fenêtres, la colombe. Il n’y en a pas. Tout est fait pour que les heures deviennent des secondes, pour que l’argent soit jeté à tours de bras, pour rassasier l’appétit infini du casino toujours vainqueur. Les divines robes de soirées accompagnées de leurs costards bien taillés ne côtoient pas bien longtemps le peuple de Florence : ils ont leur salle réservée. Voilà la tanière des loups florentins ; celle-là même où l’agneau sert, ses mains faisant virevolter les cartes, faiseuse de fortunes ou de ruines pour les prédateurs affamés. « La banque tire à 16, reste à 17. » Au fil de la partie, elle voit les regards changer. L’assurance tomber, l’angoisse monter. A sa table, les richesses se font et se défont au petit bonheur la chance. Ils discutent à coup de menaces à peine dissimulées, rêvent de se déchirer entre leurs griffes acérées. Les sourires sont aussi enjôleurs que les coups d’œil sont meurtriers. Mais Gabi distribue simplement les cartes, feignant de ne pas voir le monde qui l’entoure. Un jeton lui est donné en guise de pourboire : l’homme lui sourit – rare moment de sincérité dans cet antre de cupidité. La douce lève ses yeux innocents et étire ses lèvres charnues, desquelles ne sort qu’un merci murmuré. Le client quitte la table sans plus lui prêter attention ; l’adorable petite main qu’elle est. Et les cartes se distribuent, les jeux se font, la monotonie reprend. Ses oreilles trainent sans en avoir l’air ; on n’hésite pas trop longtemps à délier sa langue face à un être qu’on oublie sitôt après l’avoir vu. Seules ses mains intéressent, et peu importe à qui elles peuvent appartenir. Gabi comprend alors ce qu’est la Chose, cette main indépendante servant la famille Adams. L’idée la fait sourire : personne ne le remarque. Ses pensées errent ; depuis combien de temps est-elle là ? Quelle heure peut-il bien être ? Puis quelqu’un vient, enfin. Un autre croupier vient la remplacer. La fatigue prend le pas. Saluant les joueurs à sa table, elle part, aussi discrète que possible. On la remarque à peine. Comme chaque soir, c’est par la petite porte que la souris fait sa sortie. Comme chaque soir, se retrouver dehors lui fait un bien fou. Elle soupire, lève les yeux au ciel : il fait nuit. Une nuit nuageuse, sans lune ni étoiles à admirer. Un nuage de fumée de cigarette fait froncer son nez. « Tout s’est bien passé ? » La voix est grave, basse. Le mégot finit écrasé sur le trottoir. L’homme se décolle du mur et se dresse de toute sa hauteur. Le colosse la toise de son regard inquisiteur.

**Elle est assise à même le sol, la tête d’une femme aux traits angéliques sur ses genoux. Elle pleure, la gamine, mais elle ne fait pas le moindre bruit. Comment peut-elle ne pas faire le moindre bruit ? De ce qu’il a compris, c’est sa mère, qui est là, étendue par terre. C’est son sang qui tâche les tapis. Les larmes de Gabi lui sont dédiées. Le silence se fait assourdissant. Il se sent con. Quoi faire ? Il ne va pas arracher à la gamine sa mère. Surtout quand l’assassin n’est autre que le père. Il a vu Giorgio débarquer chez lui ; complètement paumé le Giorgio. Il lui a expliqué en deux trois mots. Il l’avait jamais vu aussi sonné. De ce qu’il a compris, ce n’est pas le meurtre en lui-même qui a chamboulé le type. C’est le regard de sa fille. La haine qu’il y a vu, lui qui ne l’a jamais vue haïr personne, pas même lui. Il a fini par tout lui décrire. « Tu l’as tuée ! » qu’elle lui a dit. Et pour Giorgio, les mots ont sonné comme la pire des sentences. Tous ceux qui connaissent Agnesi savent à quel point il aime sa fille. Elle a pris tellement de place qu’elle n’en a laissé à personne ; pas même sa propre mère. Et la voilà morte, la tête sur les genoux de sa gamine. Sur le moment, il ne sait pas quoi faire. Il décide donc de laisser le temps à la petite. Elle a quoi ? Quatorze ans ? Il se souvient de tous ces moments où Giorgio lui a raconté – non sans une fierté assez étrange – ces fois où la gamine s’interposait entre les poings du père et la divine trogne de la mère. Quand il la voit, là, mince et fragile, il se dit qu’elle ne faisait que retarder l’inévitable. Giorgio est un monstre ; qui ne le sait pas ? Il ignore depuis combien de temps il attend, maintenant. Ni même pourquoi. Peut-être simplement pour la laisser faire ses adieux, pleurer tout son soûl jusqu’à ce que la fatigue l’emporte. C’est que la mère n’aura pas droit à tout un cérémonial. Son corps sera pris et enterré là où on ne la retrouvera pas : on ne laisserait quand même pas Giorgio aller en taule. Quand bien même il l’aurait mérité. Alors il attend, impassible, et laisse à la gamine tout le loisir d’exprimer son chagrin. Il a l’impression d’être un maudit intrus. Qu’est-ce qu’il lui a pris, de dire à cet abruti qu’il s’occuperait de récupérer le corps des fines mains de sa fille ? Plus facile à dire qu’à faire. Il a beau essayer de regarder ailleurs, ses yeux retrouvent systématiquement un spectacle qu’il n’est pas prêt d’oublier. Vrai qu’elle était belle, la gonzesse de Giorgio. Mais ce ne sont pas les traits brisés de l’ange blond qui retiennent toute son attention. C’est cette gamine de quatorze ans qui, dans son silence, lui impose la compassion. La compaquoi ? La compassion. Il ressent sa peine, partage sa douleur. Alors il reste silencieux. Il attend.**

« Oui, rien d’anormal. Ne t’inquiète pas, » qu’elle répond doucement. Ses longs cheveux châtains encadrent son visage. Ses yeux azur sont fixés sur le géant se dressant devant elle. Elle le connait depuis longtemps maintenant, le titan. Toujours proche et lointain, il est une ombre planant depuis dix ans sur son existence, jamais menaçante. Mais toujours distante. « Je ne m’inquiète pas. » Le ton est tranchant. L’homme s’allume une nouvelle cigarette. La souris fronce le museau – la Bête détourne le visage pour cracher sa fumée. La Bête est une constance dans sa vie aujourd’hui. Une fois apparue, elle ne s’est jamais envolée, curieuse spectatrice d’une vie trop blanche pour la sanguinolente Florence. Aussi Gabi ne s’offusque-t-elle ni du ton, ni des mots de l’ombre. Ses yeux cherchent à percer un peu mieux l’obscurité pour se river dans les siens ; elle a le regard franc, la gamine. Mais elle ne les trouve pas. L’ombre a décidé de ne rien la laisser voir – il ne lui en laisse presque jamais l’occasion. Il travaille au casino, lui aussi. Et quand les langues se sont déliées au point de laisser trainer la moindre information, c’est à lui que Gabi doit rendre des comptes. A lui qu’elle dit tout : les murmures indiscrets, les regards trop appuyés, les confessions échangées. « Tu as fini ton service ? » Le ton est bourru. La gamine répond simplement par l’affirmative et attend qu’il lui donne congé. Elle a beau avoir terminé sa journée, il n’en demeure pas moins qu’elle fait ce que le clan Ucello lui demande. Elle est au bas de l’échelle, se contentant de son sort, peu envieuse de se noyer dans les affaires mafieuses. Elle connait déjà l’univers : il ne lui dit rien. Rien qu’elle ait envie de découvrir en plus. Gabi ne tombera pas sous le joug de la Dame rouge, celle qui fait couler le sang. Il ne le lui demande pas. « Bien. Tu peux partir. » Il crache à nouveau sa fumée, faisant attention de ne pas l’envoyer vers les grands yeux de Gabi.

**Il est l’ombre de la Mort sur la vie de la gamine. Le messager funeste qu’elle s’est choisie. Il se souvient encore de ce jour – ce terrible jour – où il a pris des mains de la belle le corps d’un ange défunt. Et voilà qu’aujourd’hui, c’est l’annonce du trépas du père sous les coups de minuit qu’il doit faire. Lui. Il aurait préféré qu’un autre s’en charge. Mais il fallait que ce soit lui. Lui qui était déjà resté auprès d’elle le temps qu’il avait fallu. Lui qui est demeuré, depuis, dans sa vie de lumière quand Florence a voulu la tirer dans l’obscurité. Il a écouté Giorgio pleurer devant les yeux de son enfant, y trouvant les jumelles Tristesse et Déception. Il l’a vu trembler face à ce qu’il savait impossible : le pardon de sa chair, la miséricorde de son sang. Elle ne lui a presque plus parlé malgré ses supplications, ses excuses, son désespoir. Le Démon carmin en avait trop fait. Le messager a frappé trois coups ; elle a ouvert. C’est à peine s’il a eu besoin de dire quoi que ce soit. Il a lu sur ses traits fatigués l’inquiétude face à l’absence prolongée d’un paternel rejeté. Il y a trouvé l’amour qu’elle lui a refusé ces quatre dernières années. Voilà que Gabi a dix-huit ans et que la tristesse se taille à nouveau une place de choix sur ses traits. « Je suis désolé gamine… » Il n’a pas besoin d’en dire plus. Le reste ne parvient de toute façon pas à franchir ses lèvres. Il ne peut pas la rejeter non plus quand elle se glisse dans ses bras. Il se sent con, encore. C’est un sacré don qu’elle a. Pendant quelques instants, il ne bouge pas. Il n’a jamais eu à faire ça, lui. Il n’a jamais signé pour ça. Il n’est pas psy, pas l’épaule sur laquelle on peut pleurer et jusqu’ici, il ne s’était jamais dit qu’avec sa trogne, il pouvait inspirer ce genre d’élan stupide. Mais elle est dans ses bras et elle pleure ; encore. Il ne peut rien faire d’autre que de lui caresser les cheveux, en silence, et attendre une fois de plus. Lui laisser le temps dont elle a besoin.**

« Bonne nuit, » lui glisse-t-elle. Ses grands yeux sont toujours tournés vers lui. Quelques secondes encore et elle se décide à quitter le colosse. « Fais attention sur la route ! » Il lui lance ces quelques mots comme pour se rattraper du reste : son attitude bourrue, son regard inquisiteur. La belle se retourne. Ses cheveux virevoltent autour d’elle. Elle lui sert son sourire le plus doux, lui adresse un simple signe de la main et reprend son chemin.



Dernière édition par Gabriella Agnesi le Lun 18 Juil - 22:16, édité 3 fois
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Altair Esterhazy

≈ PSEUDO : Odistole.
≈ AVATAR : Oscar Isaac.
≈ MESSAGES : 612
≈ DATE INSCRIPTION : 15/04/2016
Age : 40

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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 16:05

Alycia, ce bon choix gabi - valet de trèfle 2003563851
Bienvenue parmi nous, j'aime beaucoup le métier également gabi - valet de trèfle 2834142672
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 16:40

Merci ! Je dois dire que celui d'Oscar Isaac est sacrément bon aussi gabi - valet de trèfle 2272051206
Alors au plaisir de te croiser au casino ! gabi - valet de trèfle 3301814932
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 17:07

Alycia, super choix d'avatar I love you gabi - valet de trèfle 3453731737 et de clan également gabi - valet de trèfle 1726082721 gabi - valet de trèfle 808101704
bienvenue à Florence I love you gabi - valet de trèfle 2272051206 et bon courage pour ta fiche gabi - valet de trèfle 1123864290


Dernière édition par Rocco Ferenzi le Sam 16 Juil - 20:02, édité 1 fois
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Melchiorre Donatello

≈ PSEUDO : BLUE RUIN
≈ AVATAR : MIKKELSEN
≈ MESSAGES : 1093
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≈ DATE INSCRIPTION : 16/04/2016

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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 19:11

bienvenue gabi - valet de trèfle 4228081930 une jolie à la solde des ucello et bossant au casino, c'est intéressant tout ça gabi - valet de trèfle 4260347001 gabi - valet de trèfle 4260347001 et puis, ces petits détails sur son histoire, le fait qu'elle avait les poumons cramés dès l'enfance gabi - valet de trèfle 2978968014 il faut qu'elle les garde intacts maintenant gabi - valet de trèfle 3803038912  j'ai hâte de lire l'histoire gabi - valet de trèfle 275567650



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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 19:46

Wow, j'adore l'avatar, le personnage qui se dessine, la plume ! Ca donne l'eau à la bouche gabi - valet de trèfle 3540166279
Bienvenue dans l'coin I love you
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Otto Bartolozzi

≈ PSEUDO : GALLINEA.
≈ AVATAR : CILLIAN FUCKING MURPHY.
≈ MESSAGES : 1016
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≈ DATE INSCRIPTION : 23/04/2016
Age : 17

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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 19:51

Alycia, Ucello, croupière, ta plume. Tu crois pas que t'abuses un peu ? gabi - valet de trèfle 3341684380
On séduit beaucoup en ce moment. Bienvenue et bon courage pour la suite de ta fiche, j'adore le début, j'adore ton perso. gabi - valet de trèfle 1078336339
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 20:59

Ohla, quel accueil, merci beaucoup gabi - valet de trèfle 225179245 J'ai hâte de terminer la présentation et de pouvoir rp avec vous I love you
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 21:23

Bienvenue et bon courage pour ta fiche! gabi - valet de trèfle 275567650
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Sam 16 Juil - 22:26

Merci gabi - valet de trèfle 3301814932
Plus que l'histoire demain et ce sera fini gabi - valet de trèfle 903861302
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Celestina Ucello

≈ PSEUDO : Celestial
≈ AVATAR : Rosie la magnifique
≈ MESSAGES : 1136
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≈ DATE INSCRIPTION : 04/04/2016

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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Dim 17 Juil - 19:24

Je suis amoureuse de ton personnage gabi - valet de trèfle 505306283
En fait c'est tous ces petits détails qui la rendent super... tendre, voilà c'est sa douceur qui m'a touché, je pourrais pas t'expliquer plus en détail mais en tout cas j'ai ressenti tout plein de choses gabi - valet de trèfle 4228081930 Je n'ai pas encore lu l'histoire, je veux déguster le tout d'une traite gabi - valet de trèfle 1840478431
Bienvenue chez toi gabi - valet de trèfle 3260832282


Aller sur la Lune, ce n'est pas si loin. Le voyage le plus lointain, c'est à l'intérieur de soi-même.
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Lun 18 Juil - 14:33

Oh, trop de compliments, merci I love you Je suis vraiment contente, ma petite Gabi a l’effet que j’espérais pour le moment ** J’espère que tu resteras sur cet avis quand j’aurai terminé l’histoire. Avec un peu de chance, elle devrait être finie ce soir !
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Melchiorre Donatello

≈ PSEUDO : BLUE RUIN
≈ AVATAR : MIKKELSEN
≈ MESSAGES : 1093
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Mar 19 Juil - 8:22


TU ES VALIDÉ(E) !

BIENVENUE CHEZ TOI



Je suis terriblement touchée par la douceur qui se dégage de ton personnage  I love you dans un univers aussi crasse, tordu, elle fait office de petite luciole qu'on voudrait capturer pour soi  gabi - valet de trèfle 1840478431 et cette histoire, cette Bête qui l'a surveille de loin, pour qui le petit coeur bat à la vue de Gabi, j'ai hâte d'en savoir plus, tu vas en faire un scénario ?  gabi - valet de trèfle 4260347001 J'ai beaucoup aimé le fait qu'on puisse lire le point de vue de l'homme, qu'on voit ton personnage sous un autre angle, bonne idée  gabi - valet de trèfle 4228081930

On va dire que le gif est totalement en relation hein gabi - valet de trèfle 2272051206 Félicitations, tu es validé(e). Avant de franchir les portes de Florence, voici quelques conseils qui pourront t'aider à survivre. D'abord, il te faut VÉRIFIER TON AVATAR DANS LE BOTTIN pour avoir la certitude qu'aucun double, maléfique ou bénéfique, ne vienne te voler ton visage. Ensuite, tu peux aller CRÉER TA FICHE DE LIENS ET DE RPS afin de ne pas terminer en âme noire et solitaire. Pense à faire un détour par la LISTE DES METIERS. Tu peux aussi CRÉER UN SCÉNARIO et peut-être retrouver un visage de ton histoire, une personne avec qui survivre et mourir dans ce chaos. Enfin, si tu veux te détendre et oublier les sombres mémoires du passé, tu peux aller FLOODER avec les autres florentins. Mais n'oublie pas, il faut toujours se méfier de son voisin, ici. Alors, bon courage et bon jeu.  




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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle
Mar 19 Juil - 12:21

Une petite luciole qu'on voudrait garder pour soi ? Voilà qui est rassurant haha.
Je pense que oui pour le scénario, ou au moins en faire un prélien ^^ A la base, c'était juste pour rédiger mon histoire, mais je me suis un peu laissée emporter héhé.
Merci pour la validation I love you Et puis pour ton commentaire aussi **
J'essaie de m'occuper de tout ça dans la journée :)
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Sujet: Re: gabi - valet de trèfle

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gabi - valet de trèfle
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