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Nous sommes de ce dont sont fait les rêves. • Otto

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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Sujet: Nous sommes de ce dont sont fait les rêves. • Otto
Mar 30 Aoû - 11:42

Nous sommes de ce dont sont fait les rêves
Otto & Benny

   

   
À pas feutrés. Chatte noire. Tapotement du sol dans un bruit sourd, elle est l'évadée. Grondement sourd, éclair déchirant le ciel, levant le voilà sur ce nous-même d'horreur et de divinité. Elle est la madone et la pécheresse. La rédemptrice qui voudrait plonger dans les eaux du Léthé ce monde impie. Le bruit et la lumière transperçant les lourds rideaux avaient eu raison de son sommeil, longue chevelure brune nattée à la sauvage. Bête de foire. La poire sanguinolente palpite et se débat pour sa survit dans la cage létale du corps humain. L'esprit est hardé, mais la chair est faible.
À pas feutrés elle part, suit se parcourt connue depuis la nuit des temps et qui la mène au seul lieu où elle se sent apaisée, réconfortée, protégée. Lui. Elle ne prend pas la peine de frapper a à porte, civilité inutile entre eux. Elle entre simplement, devinant son corps sous les draps lourds, sentant déjà son odeur. Coeur qui défaille. Sans un mot, dans un tremblement, elle passe la barrière de tissus et se fond contre lui à la recherche de ses bras qui l'enserrent et lui offre une barrière contre ce monde médiocre.
Elle respire son odeur au creux de son torse, presse son corps de femme qui se fond contre celui de l'homme. Il est chaud. Il est froid. Elle devine. Il ne dormait pas, sans qu'elle ne sache pourquoi. Égoïsme endormie, elle se soucie de lui, relève son visage de nephilim vers lui, plonge ses yeux dans les siens si semblables. Pareille. Elle peine à croire que sa sous soit sa jumelle en voyant à quel point elle est semblable à son aîné.
Elle aime, de toutes les fureurs de son corps, de toute l'insolence de son regard. Regard d'opaline trahi par les éclairs, elle le regarde fixement avec cette force terrible et indomptable qui la caractérise. Noirceur tapie derrière les aigues-marines. De sa main droite, elle caresse tendrement sa joue à défaut de la griffer avec hargne et désir, glissant doucement vers sa nuque.

-Otto... tu ne dors pas mon frère, quel soucis est assez fort pour t'éloigner de Morphée ?


Elle se presse davantage, cherche sa chaleur, effleure des vermeilles sa joue, sa mâchoire, mèches ondoyantes qui lui barrent le regard. Elle est l'enfant terrible, l'erreur dans la matrice qui se joue de Morphéus.
Elle fait de ses rêves, terrifiant, plus vrai que l'aube. Elle fait face aux démons qui la hantent et veut la posséder tout entière. Si elle les laisse faire... Ô si elle les laisse faire. Troublée, elle redresse son visage et prend celui du frère entre ses mains maigres qu en laisserait pas soupçonner les courbes prometteuses de son corps. Non, elle ne devait pas les laisser gagner, sinon elle le détruirait.

-Dis moi ce qui te hante. Tu sais que je suis là. Tu sais que je suis toi. Tu sais.... Tu le sais...


Toujours elle arrive à savoir, toujours elle arrive à obtenir ce qu'elle veut de lui, alors qu'il les conditionnait les princesses, elle-même exerçait son charme sur lui pour le posséder, l’obséder, le rendre faible à elle. Elle est sa Kryptonite. Lèvres si proche l'une de l'autre, souffle contre souffle à en perdre haleine.

   
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Sujet: Re: Nous sommes de ce dont sont fait les rêves. • Otto
Ven 2 Sep - 23:03

nous sommes de ce
dont sont fait les rêves
BARTOLOZZI
Un éclair traverse ses pupilles noires de chagrin, sa poitrine se lève et s'abaisse a un rythme paisible, on pourrait croire qu'il dort s'il n'avait pas le regard perdu sur le paysage qui se déchire dehors, derrière la vitre qu'il voudrait ouvrir pour se jeter à la tempête. Ressentir quelque chose lui ferait tant de bien, vivre, souffrir, à l'intérieur c'est un champ de bataille et il est en train de perdre cette guerre contre un ennemi invisible qui sens la cigarette, frais comme l'aurore, perdre contre tout, contre le monde, contre tout ce qu'il a toujours affronté la tête haute, pour une fois il sent un poids affaisser ses épaules, pour la première fois il détourne le regard, fuis instantanément chaque miroir, chaque vitre, sans cacher la honte pour sa sale gueule. Il pouvait bien se vanter d'avoir rencontré le visage d'un ange il a pas été capable de l'attraper, il a finit par filer, ça devait arriver, il a signé nulle part pour vendre son âme quelques services au plus, c'est pas de sa faute, c'est de la faute de personne. Il avait pas prévu d'égarer son coeur et l'autre avait pas prévu qu'il deviendrait le point d'ancrage d'une épave qu'aurait déjà du couler. C'est la faute à pas de chance, comme d'habitude, c'est les gloires éphémères qu'il goûte, celles où il rayonne comme un dieu avant de tout perdre, sans jamais tomber. Trébucher, se relever, mais il le fait même plus par envie. Il ne serait même pas capable d'arriver à se crever, il le sait. Il fait partie de ceux qui survivent. Mais il n'a plus le coeur à rester le seul homme debout parmi les soldats qu'il a chérit comme des gosses. Un sourire glisse vaguement sur ses lèvres, il va y mettre fin. Cette vie là, cette famille officieuse qui lui a tout prit et s'il arrive à s'en sortir, il pourrait peut-être être heureux. C'est qu'il a plus rien à perdre maintenant, plus d'attentes, plus d'espoir, que du noir a broyer jusqu'à ce qu'il ait plus assez d'éclats pour s’abîmer le coeur ou ce qu'il en reste, il ferme les yeux sur tous les fantômes qui y traînent, il veut plus les voir, c'est bien un truc qui l'arrange dans le noir, plus voir. Mais c'est faux, il crève de revoir, il crève de pouvoir vivre à nouveau ces dernières semaines où tout semblait enfin s'arranger. Ce n'était qu'ne douce illusion, bercée par l'espoir vain, retour à la réalité, la prison des soeurs, sa prison à lui, il n'y a que dans son palais que le roi est en sécurité.

Otto est un rêve brisé, un rêve qu'on a longtemps idéalisé comme-ci il pouvait donner la clé pour ouvrir les portes du paradis, tout ça, pour finir en enfer. Son enfer n'est pas l'antre de démons, quelques cadavres dans le placard sans doute, il n'y fait pas chaud comme dans un rôtisseur, ce serait plutôt l'inverse. hiver sans fin, température glaciale, son enfer est terrestre, sept milliards d'âmes qui hurlent et toutes les précieuse récoltées comme des diamants, qui ont fini par se rompre, briser. Il a la bonne fréquence pour faire fuir les diamants ou les détruire, un travail d'orfèvre. Il voudrait tout claquer mais cette vie est presque faite pour lui. Semer le carnage. Même lui a droit au sien. Elle est sa soeur, un carnage ambulant, elle lui ressemble avec des yeux de biches et du rouge au lèvre. Du rouge comme du sang. Il n'essaye plus de se convaincre qu'il se doit de lui demander de partir, son esprit est trop embrumé, il n'a pas envie de revenir sur terre maintenant. Plus jamais. Il laisse la princesse s'installer dans les draps solitaires, toute excuse est bonne pour un peu de chaleur humaine, il en imagine vaguement une autre. Il fait pas à pas le deuil de son espoir piétiné. Benny. Marguerite. Benvoglia. Sa soeur est plus parfois, une confidente, il n'entretient pas une relation des plus saines, de la dépendance plus, de l'adoration. C'est ce qui arrive quand on se prend pour dieu, il a voulu leur créer un monde sur mesure le temps de son passage sur terre, à tout contrôler, mais la vérité, c'est qu'il n'a jamais rien eu sous son contrôle, juste l'illusion de maîtriser une situation alors qu'il ne faisait que créer un peu plus de chaos dans sa maison. Il a toujours vu les choses en grand Otto, contrôler sa famille, renverser son père, c'était assez facile, parce qu'il n'avait que sa vie à porter, puis sont venues ses deux fées, même en ayant la préférée, peut importe ses sentiments. Il s'est plus grand qu'il ne l'était, il tombe de toute la hauteur qu'il daigné gravir, trop haute pour un seul de sa trempe. Otto n'est pas un monstre, Otto est un loup à fleur de peau. Otto n'est pas le lion qu'il s'imagine, il n'est pas assoiffé du sang des victimes, du pouvoir de la poudre, il n'aspire qu'à des étreintes passionnées et la paix d'un futur paisible. Il a échoué. Même s'il devenait l'ami le plus proche d'Amadeo ce serait encore une défaite, il n'a pas trouvé son chemin, juste suivit le couloir de la mort docilement. Et même quand il essaye de se retourner et d'emmener avec lui une personne, pour lui donner le courage d'affronter ses actions, il finit par échouer, encore et encore. Il peut y arriver, seul. Mais Otto ne veut pas être seul. « Je pense à tout ce qui est arrivé ces derniers jours. » Il pourrait tout dire mais les paroles meurent dès qu'elles passent la barrière de ses lèvres, il n'a pas le courage de tout affronter maintenant, il se contente depuis des heures de refouler. « J'ai l'impression de revivre ce qui s'est passé avec le meurtre de Milena sauf que cette fois-ci je n'ai pas de tombe où aller, je n'ai pas la force de pleurer. » Il a juste été abandonné, d'une manière moins brutale peut-être, mais qui l'a atteint avec encore plus de violence, qu'il croyait que cela pourrait marcher. « Je suis las de cette solitude... de perdre ceux que j'aime. » Las de cette vie. Il se redresse son lit, dans un flottement, les yeux rivés sur la précieuse qui repose sur son torse. Elle tactile, elle ferait une belle succube. Quand il la voit, il s'imagine Donatello jeter son argent pour la posséder, ses pires craintes. Qu'une soeur choisisse un camp. Ce n'est pas le moment, pas alors qu'il va tout plaquer. Qu'il va changer, pour elles. .
© Starseed
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