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(COSMAË) l'ours dansant.

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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Sujet: (COSMAË) l'ours dansant.
Mar 6 Sep - 22:54

la perle est fissurée, la perle est abîmée, une énième fois, mais pas la fois de trop, non. l'hirondelle reviendra toujours chercher le bec du faucon, c'est comme ça, elle n'en fera jamais autrement. mais ce soir, ce soir, elle a terminé, ce soir, elle laisse tomber, ce soir, elle fuit le faucon, elle fuit leone, comme la peste, comme elle l'a fuit, quelques nuits auparavant, comme elle l'a fuit, il y a quelques mois, après cette brûlure, cette marque sous la clavicule de la rousse. leone est la peste, et la peste la suit, la peste la surveille, la peste sait qu'elle reviendra. alors elle y reviendra. parce qu'enaë ne peut simplement pas partir, comme ça, si facilement. parce qu'elle reste à lui, parce qu'elle y est accroc, à son corps, à ses lèvres, à son odeur, à ses mystères. elle est accroc à lui, elle l'aime. elle croit l'aimer. elle en est persuadée. comme elle croyait aimer les autres vautours, les autres rapaces, avant lui. elle quitte le nid du faucon, le pas lourd, ses joues rosées humides des larmes cristallines qui ont perlées de ses yeux, après la douleur, après les plumes aiguisées du faucon contre elle. ses mains glacées sur son visage, elle cherche à apaiser cette souffrance qui luit sur ses joues, elle cherche à apaiser ce mal-être qui la bouffe. elle veut quitter cet endroit. mais la gosse ne veut pas rentrer, la gosse n'a que faire de retrouver sa tour. elle vient de quitter le cachot, de quitter ses chaînes, pour une journée, deux, peut-être, avant d'y retourner, dans quelques nuits. alors elle en profite, elle profite de sa liberté, elle profite de son désir de nouveauté, de son désir d'action. ruelle mal éclairée, elle entend la musique, douce mélodie a la réalité plus cassante qui parvient jusqu'à ses oreilles. les basses rythment les battements de son cœur, la font trembler, la font vibrer. et pourtant, elle en est loin, du notturno. ses pieds fins l'y amènent, elle se laisse faire, n'a pas la force de résister à cette envie qui prend toute la place dans son être. elle pourrait presque en oublier son faucon aux yeux clairs, et ses tatouages envoûtants. on la laisse entrer, ici, on laisse tout le monde entrer, ici, tout le monde est à sa place, ici, elle sait qu'on ne verra pas son visage peint d'ecchymoses. danses de rues, danses gracieuses, danses vulgaires... tout y est, personne ne fait attention aux autres, l'endroit est vivant, l'endroit pue de cette vivacités, de tout âge, de toute horizon, de toute famille. l'hirondelle n'a jamais connu les hostilités entre les clans, n'a jamais connu les rivalités entre famille. elle ne saite pas, elle imagine, mais pas beaucoup, elle imagine comme elle voit dans les films, comme elle lit dans ses romans, comme elle entend de la bouche de son père. princesse ne voit rien, princesse vit dans un monde de rêve. monde de rêve qu'est cet endroit où la musique règne, monde de rêve qu'elle ne voudrait plus quitter, maintenant qu'elle y goûte pour la première fois. elle tourne, virevolte, fait valser ses hanches, joue de ses pieds, tape dans ses mains, fait voler ses cheveux. les yeux fermés, l'hirondelle se laisse porter par le vent mélodieux qui souffle en ces murs, l'hirondelle se laisse bercer par les basses qui ancrent sa tête, son âme, son cœur. l'hirondelle vole sur cette musique entrainante. puis l'hirondelle se laisse guider par ces mains, fortes, qui se placent contre ses hanches. elle suit le mouvement du bassin de l'autre qui s'est approché, qui se colle à elle, qui l'entraîne au rythme de la musique, au rythme de ses envies. l'hirondelle fait glisser ses ailes contre le cou de son nouveau partenaire, collant l'arrière de son crâne contre son torse, puissant, musclé, gigantesque. l'ours est immense.
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Jeu 8 Sep - 17:13

douce solitude, son âme est embuée d'un blizzard sombre et épais. dans un lieu où nom n'a pas de clan, il côtoie avec peine les auteurs de ses tourments. et en chacun de ces hommes il voit la bête, féroce, sauvage. cette monstruosité qui parfois l'anime, tournée vers un être cher, une douceur de la nature. dents serrées, visage fermé, il se doute que parmi eux certains ont connu le plaisir de goûter à sa chair, à ses reins. d'un regard vide, lasse, il contemple les blocs de glace tournoyer et s'amoindrir dans son élixir salvateur. mais, du coin de l’œil, il les observe ces bêtes. il cherche, chasse. parce qu'elle ne restera pas perdue longtemps, parce qu'il va l'aider, la sauver. dans l'ombre, il manigance, prépare, planifie. luttant pour ne pas laisser les poings parler pour lui, pour agir avec connivence et non véhémence. et, dans sa contemplation discrète, il se laisse attirer par une douce odeur de femme, crinière de flamme balayée par la lumière tamisée du notturno. visage angélique aux tendances démoniaques. lèvres aguicheuses, corps chimérique. elle ne lui est pas étrangère. son aura, il la sent, se remémore. élixir en bouche, il s'élève enfin. il quitte sa tanière froide, sombre, pour rejoindre lumière et monde. ses hanches dansent, elles planent. cosmo les regarde, pervers, intrigué. d'elle émane la grâce, la volupté. elle rayonne et il ne voit qu'elle. belle, seule, élégante. mais son âme semble triste, comme la sienne. notturno, siège d'évasion. un peu, il lui semblerait qu'elle s'envole au milieu de la foule, qu'elle s'élève et qu'elle surplombe le monde, le peuple. cosmo, il plane jusqu'à elle. parce qu'il ressent comme un besoin indescriptible d'être à son contact. et il la touche et elle l'accueille. elle ouvre ses ailes, dépose ses bras autour de lui. elle s'accroche, noue le contact. ses mains la contrôle, la guide tandis que son corps entier se colle, se meut au même rythme que le sien. de cette danse ils ne font qu'un. instant éphémère bercé par la musique changeante. il ne sait pas combien de temps, combien de place, il reste avec elle. il la tourne, renforce sa prise, marque un territoire qui n'est pas sien. de son bras puissant il maintien son corps près du sien et bouge, laissant parler l'envie de l'instant. le nez dans sa crinière sauvage, parfumée, il lui propose de s'enfuir. mais son regard louche, zoome. petite tâche sombre à la cicatrisation difficile, brûlure rosée par l'amertume. sa main s'élève, parcourt la longueur de sa clavicule et se pose sur l'objet de ce sourire qu'il affiche. chevelure fauve, yeux émeraude, bouche pétale de rose, rouge. je sais ce qu'il t'a fait. ses lèvres chuchotent, son souffle chaud contre sa nuque. et il la maintien contre lui, parce qu'elle manque de s'échapper l'hirondelle, attaquée, piquée.
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Sam 10 Sep - 1:07

rêve éternel, monde rêvé. elle y est. ces mains, sur ses hanches, pour elle, elles ont toujours été là, à cet endroit. c'es là, leur place. l'hirondelle n'y fait pas plus attention que ça, l'hirondelle ne regarde pas tant que ça. elle se laisse porter. comme s'il était le vent, et elle la fumée. il la guide, il l'amène où il veut, elle se laisse faire, elle ne résiste pas. pourquoi résister ? à quoi cela sert de résister ? quand les pattes de l'ours se baladent sur elle, elle sent comme des caresses de velours, coussinets des oursons. elle ne dit rien, elle ne réagit pas. quand il passe son doigt sur cette cicatrice, elle ne trésaille pas, elle ne frémit pas. elle ne sent pas. cette cicatrice, marquage du faucon, qui autrefois la faisait souffrir, rien qu'à la regarder. cette brûlure qu'il avait effectué, salement, négligemment, sur elle, sur son corps. cette brûlure qui aurait pu partir, s'il n'avait pas insisté, s'il ne l'avait pas retenue. cette marque en relief, qui restera là, à jamais, montrera son emprise sur elle, la manière dont il la contrôle. l'hirondelle comprend après qu'elle ne pourra jamais la cacher. que où qu'elle aille, quelqu'un verra la plume manquante de son plumage d'or. et elle sursaute, quand il parle. autant qu'elle frissonne de ce souffle chaud contre sa peau « je sais ce qu'il t'a fait. » mais non, elle ne doit pas. elle se recule, mais il la retient. elle regarde autours d'elle. ont-ils entendus ? des émissaires du faucon l'ont-ils vue, avec lui, avec cet inconnu ? elle a peur. elle est à leone. elle est sa propriété. son territoire. et l'autre l'a touché. si le faucon l'apprenait... princesse panique, princesse fronce ses sourcils, princesse essaye de s'échapper de l'emprise des grosses pattes de celui qu'elle assimile à l'ours. pourquoi ? pourquoi a-t-il fallut qu'elle tombe sur lui ? qui est-il ? c'est d'un mauvais œil que la princesse l'observe. leurs yeux se croisent, leurs regards s'entrechoquent. déclic. princesse se souvient de lui. ce soir là. il y a des semaines. quand le faucon l'a marquée. quand l'hirondelle à fuit, quand l'hirondelle s'est envolée. ces yeux, elle s'en souviendra toujours. cette aura, presque semblable à celle de leone, mais qui reflète autre chose. du plus, du moins. quoi ? elle n'en sait rien, elle ne sait plus, elle n'arrive pas à savoir. milles et unes pensées s'entrechoquent. « je ne vois pas de quoi tu parles. lâches-moi. tu me fais mal.» mal. mal c'est ce que le faucon lui fait. mal c'est ce que le faucon lui a fait. elle garde ses cheveux devant elle, cheveux qui cachent en partie ses joues, ses bras. peut-être pas assez, à la vue du regard aussi brûlant que glacial de l'ours sur elle. la gosse déglutit. la gosse redevient une gamine, elle tire un peu, pour se dégager, tape du pied. mais entre un ours et une hirondelle, l'hirondelle ne passera jamais entre ces griffes.griffes qu'elle ne sait protectrices,griffes dont elle n'a encore aucune idée. griffes qui la serrent, qui pourtant ne la blessent pas. parce que princesse n'a pas mal. princesse ment pour partir, sans en avoir l'envie. princesse sent simplement cette aura, protectrice, qui la bouleverse. qu'elle a peur d'être éphémère. et c'est ça qui la blesse. princesse est dans son monde de rêve, et dans son monde de rêve, rien n'est éphémère. pourtant, ça, lui, il semble l'être. un rêve. un mirage. qui disparaîtra dès l'instant où elle aura le dos tourné. dès l'instant où elle croisera le regard du faucon, qui prendra toute cette place que ce mirage tentait de combler.
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Sam 10 Sep - 1:34

elle se débat la petite, elle bat des ailes, se mouve entre ses bras. ses ailes qui se frottent à son corps, qui s'entrechoquent, sans pour autant parvenir à être libératrices. ses mains sur elle, cosmo la maîtrise. c'est presque trop facile. elle, petit oiseau faible, fragile. ses yeux perçants la regarde, l'observe. elle et cette marque. leone. il le connait, il le sait, comme chien qui pisse, laisser une trace de son passage, indiquer par le feu son territoire. il les a vu, ces petites fleurs se faner sous son contact. et il a rien dit. lèvres closes empruntes d'amertumes. mais la belle est différente, la belle lui plaît. elle paraît plus sauvage, plus tenace et pourtant si petite et si sensible. cosmo, malgré lui, se veut protecteur. parce qu'il ne veut pas qu'elle se fane, qu'elle perde de sa magnificence sous l'influence de l'autre, ami, fou. en cet instant c'est une promesse secrète, à peine assumée, qui se signe dans son inconscient. c'est un pacte, un contrat. trahison, guérison. il ne sait pas. mais il ne soutient pas, sur tout. il ne supporte pas,  ne conçoit pas. elle est le déclic, l'envie d'agir, de faire réagir. parce qu'il a perdu, une fois. parce qu'il a cru le monde pas assez cruel. parce qu'il pensait qu'elle aurait été à jamais épargnée. cosmo ne veut pas de ça pour sa belle. et s'il ne peut sauver sa soeur, il se doit de la sauver elle, des griffes de son bourreau. « je ne vois pas de quoi tu parles. lâches-moi. tu me fais mal. » un rire, fort, grave, s'échappe de ses lèvres, fait trembler ses cordes vocales. et il continue, de la maintenir dans son spectre. car non loin de lui, il la sait sauve, en dehors de l'influence de l'autre. « si c'est ça que tu appelles douleur, tu ne tiendras pas beaucoup plus longtemps près de lui. » ses yeux brillent, son regard la transperce. parce qu'il sait qu'elle se souvient, elle aussi. parce qu'il se doit de faire mouche. électrochoc indispensable. parce que leone les hypnotise, parce qu'il sait comment pérenniser son emprise. « ou alors t'aimes ça, avoir mal. sentir la douleur traverser ton corps et te marquer, pendant des heures, des jours. t'aimes ? » il reste non violent, la maintien avec faiblesse. il n'a pas besoin d'utiliser la force, cosmo. il pourrait la retenir en un regard si elle se laissait aller à son emprise. et, finalement, il les devine, ses ecchymoses. ces marques laisser par le passage d'un violent, d'un homme qui s'exprime par la poigne, la brutalité. c'est une violence incontrôlée qu'il a connu. capacité à ne pas discerner bien et mal. caractère forgé dans la dureté de la rue. il la connait cosmo, l'histoire. il la connait que trop bien. il conçoit l'absence de tendresse. lui, homme sauvage, libre. pourtant, ce soir, il se sent l'âme héroïque, l'âme protectrice, revancharde. elle doit déployer ses ailes et s'envoler, s'échapper loin de cette cage, de sa domination.
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Sam 10 Sep - 2:30

l'ours fait trembler l'hirondelle, de son rire fort. fort, et pourtant qui n'atteint pas les oreilles des autres, de ceux qui les entourent. l'hirondelle semble avoir trouvé une nouvelle cage, l'hirondelle semble avoir trouvé une nouvelle bulle. rien n'est autours d'eux pourtant tout l'univers rentre entre ces murs. minuscule. ses bras, sa voix. elle est une enfant, réprimandée. il est... il est quelqu'un. celui qui lui fait comprendre ce qu'elle ne veut pas assimiler. l'esprit de l'hirondelle porte des œillères. barrières infranchissables qu'elle renforce encore un peu et que seul le faucon peut briser. elle l'idolâtre comme on idolâtre un modèle, plus jeune. qu'il soit à suivre ou non. leone n'est pas son modèle, leone est âme. leone est son cœur. il est celui pour qui l'hirondelle vit, pour qui l'hirondelle vole, pour qui l'hirondelle s'écrase. elle le savait, avant de s'engager. elle pense le savoir. mais peut-être que cette raison est apparue après. peut-être que princesse se convainc de cette chronologie. parce que princesse ne réalise pas. « si c'est ça que tu appelles douleur, tu ne tiendras pas beaucoup plus longtemps près de lui. » l'hirondelle s'arrête, se fige. ses yeux furètent, de peur, d'incertitude. il le connait. il connait son faucon. il sait. bien sûr. l'ours l'a dit, qu'il savait, qu'il avait comprit, qu'il avait vu. l'ours à observé. l'ours s'est intéressé. mais pourquoi ? plus il la regarde, plus il parle, plus il semble grandir. plus il grandit, plus elle semble rapetisser. et princesse se sent faible, frêle. partisane de sa propre, elle cligne des yeux, évite les yeux de l'ours. l'hirondelle ne parle pas, l'hirondelle ne veut pas répondre. peu importe les questions qu'il posera, elle n'a pas à lui répondre. il n'est rien. et leone est fort. leone l'est suffisamment pour la protéger, comme son aura semble vouloir le faire. princesse s'en persuade, princesse fait abstraction du reste. elle protège le faucon, elle clame l'innocence de leone, de son fort intérieur. naïveté, fascination. l'amour n'y est pas l'amour n'y sera jamais. l'amour, l'hirondelle ne connait pas, l'amour, l'hirondelle pense l'avoir trouvé avec leone. parce qu'il lui fait ressentir ce qu'elle n'a jamais ressenti pour personne d'autre. parce qu'il lui montre la douleur, la faiblesse. parce qu'il lui montre à quel point il est fort. et l'ours aussi, il le montre, qu'il est fort. l'ours est bourrin, le faucon est léger. l'ours est central, le faucon est sec, précis. et l'hirondelle subit, l'hirondelle admire, l'hirondelle revient, elle vole, elle est attirée, par le faucon, elle est attirée, par le mirage qu'est l'ours. mais pas une seconde, elle ne pense pas au coeur tatoué qu'elle tente de conquérir, qu'elle pense avoir conquis. la marque a fait mal. mais l'hirondelle est certaine que la marque signifie qu'elle a atteint son coeur. seulement l'hirondelle ne sait pas, qu'on n'atteint pas son coeur, à lui. « ou alors t'aimes ça, avoir mal. sentir la douleur traverser ton corps et te marquer, pendant des heures, des jours. t'aimes ? » le chaud lui monte au visage. l'ours parle, elle le comprend, elle ne veut pas, elle rêverait de ne pas l'entendre, de parler une autre langue, d'être sourde, qu'il soit muet. c'est son rêve. elle devrait choisir, non ? princesse est redevenue une gosse, et la gosse sent ses larmes monter jusqu'à ses yeux. pourquoi aimer ? pourquoi avoir mal ? la gosse n'aime pas, la gosse fuit, mais la gosse revient, parce qu'il est sa drogue, parce qu'elle y est addict. autant que le faucon l'est de la poudre qu'elle lui ramène. et cette douleur, elle la fait passer, cette douleur, elle s'y habitue, cette douleur, elle ne s'en accommode pas, et pourtant, elle ne l'arrête pas. « non... » voix d'enfant, voix cristaline, voix chevrotante, voix larmoyante. princesse ne peut rien dire de plus, princesse ne trouve pas à dire plus. elle tire, une énième fois, choc intense qui la transporte, elle recule. la gosse est libre. l'ours la lâché. ou elle a réussit à s'en détacher. peu importe, la gosse n'est plus à son contact, la gosse ne redemande plus de son souffle contre sa nuque, ne redemande plus de la chaleur de sa peau, de son odeur protectrice. la gosse revoit les yeux du faucon, partout, autours d'elle. elle tourne, elle le voit, elle retourne, elle le voit. il est partout, ne la laisse pas, ne la quitte pas. la peste, il est la peste, maladie qui l'emmène au fond d'un puits duquel elle ne pourra pas sortir. la gosse délire, la gosse à prit la poudre, la gosse en a prit trop, pour lui, pour elle, ils en ont tous les deux prit trop, c'est pour ça qu'elle en ressort, les bras violets. c'est pour ça qu'elle le voit, partout, qu'elle hallucine. réactions en chaîne, excentriques. yeux émeraudes imbibés de terreur. elle tourne et retourne, jusqu'à retrouver l'ours, jusqu'à se jeter sur lui, contre lui. « non, non, non. il m'aime, il fait pas exprès. c'est ça, la poudre, putain, c'est ma poudre qui lui fait ça. je sais, il sait pas lui, c'est tout, il y est trop attaché, je peux pas l'arrêter. » peau brûlante, pupilles dilatées, regard vitreux, elle n'en peu plus, l’oppression de l'univers la bouffe. « les murs, ils se rapprochent. » elle geint, elle les regarde s'approcher, lui donner l'impression qu'elle sera bientôt réduit en miette, en poudre, comme celle que son clan fait. elle deviendra ça. elle deviendra ce dont leone est dépendant. pourtant elle s'accroche à l'ours, elle plante ses ongles dans sa peau, dans ses habits, elle ne veut pas s'en détacher, elle ne veut pas que les murs l'écrasent, la gosse est vulnérable, trop vulnérable, la gosse ne tient pas la poudre, la gosse n'y est pas habituée. la gosse est la fleur innocente qui n'arrive pas à se refermer pour se protéger et qui fane, quand la poudre la touche.
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Sam 10 Sep - 3:38

accroc, elle est prisonnière de ses filets. cosmo le sent, elle pue la dépendance, la naïveté. le chasseur a tiré, une fois de plus, et elle est sienne, encore, toujours. de cette brûlure, leone n'a pas seulement marqué sa peau, mais son cœur, son âme. cerveau embrumé, elle a ce regard évocateur, celui de la crédulité, de l'inconscience. elle semble emportée, surpassée par cette aventure, par ses extravagances. et cosmo sait. il voit, observe, tout. parfois complice de ces infamies, monstruosités déroutantes de celui qui ne considère pas. homme dont la notion de femme est dérangée, détournée par une éducation solitaire, les catins. et il les a emporter, les autres, avec lui, dans sa descente. elles sont mortes, fanées, desséchées. pourtant, elles étaient belles, comme elle. la lionne, fauve, magnifique. alors cosmo attaque, pique, gifle. il la provoque, déclenche chez elle une mécanique. il veut apporter la lumière, la vérité, la réalité. parce qu'elle est tapie dans l'ombre, sombre, de son emprise. parce qu'aveugle, elle ne voit plus. parce qu'il est ses yeux et qui contrôle la machine cérébrale. « non... » ça pique, ça résonne. c'est fort et faible à la fois. petite voix frêle, non assurée et pourtant formelle. elle n'aime pas. elles n'aimaient pas non plus. mais elle reste. pauvre fillette. ses lèvres se pincent, sourire fier. elle n'aime pas, le sait. mais lui la croyait plus idiote, peut-être masochiste. il pensait qu'elle ne voyait pas le mal, qu'elle ne sentait pas la douleur. alors, il la lâche. libère son corps de ses bras. elle est libre et elle vole, enfin. elle plane, jouissant de sa liberté nouvelle. et elle s'affole, dégringole. ses ailes se balancent dans tous les sens, elle s'écrase, là juste là, sur son torse. brutalement, douloureusement. « non, non, non. il m'aime, il fait pas exprès. c'est ça, la poudre, putain, c'est ma poudre qui lui fait ça. je sais, il sait pas lui, c'est tout, il y est trop attaché, je peux pas l'arrêter. » doux cauchemar, elle rêve. il lui suffit de redresser son visage pour entrevoir cette lueur funeste. ses pupilles noires, trou béant, colossal. ma poudre, qu'elle dit. ma. appartenance surprenante. est-elle de ceux qu'il déteste ? elle, caravaggio. elle est belle pourtant. elle est pure. elle ne lui paraît pas néfaste. il sait et pourtant il ne peut que lui vouloir du bien. pourquoi elle ? ici se limite sa connaissance, son savoir. pourquoi, comment ? trop de questions. évidence naturelle. « les murs, ils se rapprochent. » délire cauchemardesque. cosmo la tient, soutient. la porte presque, l'attire à lui. là, dehors, les murs ne l'approcheront pas. non, ils ne lui feront pas de mal. il ne le permettrait pas. là, il la tient, près de lui. calme, rassurant, protecteur. une main tendre surprise dans sa chevelure. un geste qu'il ne se connaissait pas. « les murs ne peuvent plus rien contre toi, là. » tout se confond, dans son esprit dans ses phrases. leone. les murs. tant de choses desquelles il aimerait la protéger. et, sous les néons de l'enseigne, il les voit enfin. ces marques, violacées. ces traces temporaires, accablantes. gâchis. « ils tâchent ta splendeur. » chez elle, il ne le supporte pas. les autres fleurs pouvaient faner, mais pas elle. d'un geste assuré, il couvre, camoufle ces marques. la protège d'un voile noir, imprégné de son parfum. il lui impose. désir de ne pas dévoiler aux voyeurs les coups tombés. robot consumé, il dégaine l'objet de sa mort. bâton de fumé qu'il porte à ses lèvres. il enfume l'air, balaye son périmètre d'un fumée épaisse, toxique. « la poudre, c'est pour lui que tu la prends ? » il sait. la petite n'est pas expérimentée. elle est frêle, faible. elle ne sait pas elle, ce que la poudre fait. elle pense, elle croit savoir, mais il n'en est rien. « tu crois que sans la poudre il ne te frapperait pas ? t'es encore plus naïve que les autres. » frapper. grand mot, gros mot. assumé, assuré. il l'a choisi. direct, franc, il veut aller droit au but. il veut qu'elle fasse face, qu'elle voit. ouvre les yeux petit oiseau, que ton chemin soit clair, que ton vol esquive les embûches.


Dernière édition par Cosmo Ceccaldi le Sam 10 Sep - 15:47, édité 1 fois
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Sujet: Re: (COSMAË) l'ours dansant.
Sam 10 Sep - 15:42

légère, elle devrait l'être. pourtant, à cet instant, elle est lourde, tout son poids repose sur l'ours, tout son poids se laisse diriger, se laisse porter. elle se laisse porter, elle se laisse guider, parce qu'elle ne peut rien, elle sent oppressée, comme son cœur. oppression dramatique, oppression de l'esprit, de l'âme. un trop plein. ce n'est pas la poudre, qui l’oppresse, c'est ces murs, ces murs qui lui servent d’œillères, qui ne l'amènent qu'au faucon, comme une piste atterrissage aux lumières scintillantes et attirantes, qui la guident jusqu'au faucon. pourtant l'ours est grand, pourtant, l'ours dépasse ce mur. pas de beaucoup, juste d'une tête. et l'hirondelle le voit, mais l'hirondelle veut l'ignorer, elle veut passer son chemin. pourtant il se place devant, il l'empêche d'avancer, de rejoindre son faucon. ce soir, il l'en empêche, et elle se laisse faire, tiraillée entre l'envie de voir son enchanteur et celui de quitter enfin le cachot dans lequel elle est enfermée. princesse prisonnière. son cœur, en fait. ses côtes qui l'entourent, ne sont qu'une protection supplémentaire. plus profond encore, plus rapproché encore, il y a cette cage, qui s'est formée, que l'ensorceleur à forgé, pour elle, pour garder le cœur de la princesse. quand le cœur parle, le cerveau se tait. dans ce cas, ça fonctionne pour la princesse, car la princesse n'écoute que son cœur prisonnier, que son cœur malade et suivit par la peste, par le rat. mais l'ours réussit à la faire quitter la piste, ce chemin bordé de murs trop grand, il la prend avec elle, il l'emmène en dehors, il la sauve. quelques temps, seulement, c'est éphémère. parce que son cœur, lui, sera éternellement prisonnier de ces barreaux forgés avec les tatouages, les serres, les yeux du faucon. « les murs ne peuvent plus rien contre toi, là. » elle frissonne quand la patte de l'ours caresse sa chevelure de feu. quand il caresse son plumage doré. le cœur qui arrête de battre, comme s'il voulait échapper à cette prison. elle acquiesce, elle dit rien, elle évite les yeux de l'ours qui semblent contrôler le mercure du corps de l'hirondelle. lèvres florales entrouvertes, souffle court, elle veut rester autant qu'elle veut partir, qu'elle veut retrouver son chemin lumineux. « ils tâchent ta splendeur. » yeux émeraudes qui se lèvent vers lui, elle scintille d'une lumière différente. pas de sourire qui borde son visage clair, mais ses yeux présentent les étoiles qu'elle a obtenu, plus jeune, ces étoiles que son père lui a offert sur un plateau doré. il la cache, elle ne comprend pas. l'ours la recouvre d'une étoffe qui lui appartient, qui présente son odeur, cette odeur qu'elle veut éviter mais de laquelle elle est devenue folle. elle ne veut pas, elle secoue la tête, négative, elle refuse, mais la volonté de la ôter de sa peau n’apparaît pas. ses yeux ne quittent pas ce qu'il a placé sur sa peau si délicatement, que cette fumée opaque qui l'entoure quelques secondes après ne la fait pas relever la tête. l'hirondelle vit dans cette fumée, son nid y est au centre, elle a éclos dedans. princesse relève ses yeux embués quand il parle, quand il demande, quand il est curieux, ou qu'il cherche simplement des réponses. « la poudre, c'est pour lui que tu la prends ? » princesse ne sait pas à quel point l'ours n'aime pas la poudre. pour elle, la poudre est un moyen de rester proche du faucon, quand il s'envole aux cieux accompagné de cette poudre. grâce à elle, elle part avec lui, même s'il lui refuse quelques fois qu'elle en prenne comme elle devrait. alors elle reste toujours derrière lui pendant qu'il vole, encore et toujours un peu plus haut. alors l'hirondelle ne répond pas, l'hirondelle n'a pas de réponse. elle baigne dedans depuis sa naissance sans y avoir jamais touché et la poudre est maintenant un moyen de se rattacher au faucon, alors elle ne sait pas. « tu crois que sans la poudre il ne te frapperait pas ? t'es encore plus naïve que les autres. » naïve. mot qui frappe, mot qui casse, mot qui siffle. non, elle n'est pas naïve, non, elle ne voit pas pourquoi l'ours lui dit ça, pourquoi l'ours la blesse par ces mots secs. il frappe avec les mots, comme leone frappe avec ses poings. mais il ne s'en réjouit pas, comme leone le fait. l'hirondelle ne comprend pas pourquoi il dit ça, pourquoi il s'immisce entre ces murs pour l'en sortir. « il me frappe parce que la poudre le rend aveugle, je le sais, il ne me frappait pas avant que je la lui offre. » l'ours avait dit les autres. les autres étaient naïves, l'est-elle aussi ? princesse ne s'en sort pas, princesse ne comprend pas, princesse n'y arrive pas, princesse n'imagine pas. leone est a elle, elle est a leone. pourquoi parler des autres ? mais la question lui brûle la langue, la question la démange, elle pique. liquide au goût de fer dans la bouche, si elle ne pose pas sa question, ce goût ne disparaîtra pas. « les autres... ? »
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