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le poison dans les veines.

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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Sujet: le poison dans les veines.
Mer 7 Sep - 22:03



le poison dans les veines
otto & ada

Le spectacle qui s'impose à ses yeux effarés est si navrant qu'elle aimerait l'oublier, à la seconde où il lui est apparu, le regard vide, les membres flasques, dénué de toute grandeur et force qu'elle lui admire tant. Une ombre, voilà ce qu'il est, l'ombre de lui-même, perdue, errante, sale et nauséabonde, le poison dans les veines, les neurones, les sentiments. Elle l'a déjà connu comme ça  Ada, rarement. Ce n'est en général pas bon signe, ça ne l'est d'ailleurs jamais, pour quiconque. Pourquoi en effet se détruire alors que la vie offre parfois quelques faibles lueurs d'espoir. Pourquoi s'y raccrocher quand il est si facile d'oublier. Car Ada imagine que c'est ce qu'il fait, son frère, oublier. Oublier des choses dont elle n'a aucune idée, qu'elle peut à peine imaginer, qui ne sont pas faites pour une femme comme elle, pour ses frêles petites épaules. Et c'est bien pour cette unique raison qu'elle lui pardonne d'être aussi bête, de céder à la tentation de l'interdit, un interdit qu'elle exècre au plus haut point depuis toujours mais qu'elle connaît si proche de son frère, à son grand désarroi.

Otto n'était pas rentré de la nuit et si en général, Ada ne s'attachait pas à ce genre de détail, elle avait eu, cette fois, la puce à l'oreille. Son silence, son comportement étrange, lunatique n'était en rien une  habitude chez lui, pas comme ça, pas autant. Des jours qu'il vagabondait sans but, qu'il ne portait que quelques regards fuyants, qu'il disparaissait pendant des heures avant de revenir éreinté, blafard. Quelque chose se tramait, Ada en était sûre mais fidèle à son tempérament discret, elle ne disait rien ni ne faisait quoique ce soit, à part observer, écouter, ressentir. Et ce ressenti justement, à l'aube de cette journée morose, n'était pas bon. Pas un bruit dans la demeure familiale, pas une seule odeur de café, le néant. Otto n'était pas rentré de la nuit et ce n'était pas normal. Pas ce matin. Elle en était persuadée. La pire option, Ada avait l'habitude d'y penser mais de ne jamais l'envisager. Son frère n'avait peut-être pas un physique des plus imposants mais il savait y faire, pour se sortir des situations douteuses. Non, c'est une toute autre piste qu'Ada avait en tête, se rappelant d'odeurs particulières mais surtout révélatrices qu'elle avait remarquées dans les couloirs de leur pied à terre, quelques jours auparavant. Des odeurs de poison, de venin, péché mignon de l'aîné et de ses penchants obscurs. Le soleil juste levé, Ada était donc partie en ronde, silencieusement, parcourant les rues de Florence, voyant la ville se réveiller doucement mais sûrement. Elle était grande d'ailleurs, cette ville, Florence et chercher Otto aurait pu être aussi peu aisé que de trouver une aiguille dans une botte de foin si elle ne savait pas déjà où se rendre. Il y avait en effet ce petit café, presque toujours ouvert, de jour comme de nuit. Un café où l’expresso était corsé mais subtil, où les lèves tôt croisaient les couches tard, où les gens bien cohabitaient avec les autres. Mais surtout, il avait l'avantage de se trouver près de certains établissements embrumés qu'Otto fréquentait dans les moments noirs, des lieux aux mystères bien gardés qu'une femme de bonne famille ne devait pas connaître. Il était déjà arrivé qu'Ada le retrouve là-bas, Otto, accompagné ou non, lucide ou pas et c'est pour cette raison bien précise qu'elle avait parié tous ses jetons sur cet endroit. Ses pas aériens caressaient le sol de Florence lorsque son regard devina la terrasse du café recherché. Puis elle se stoppa. Un instant, un seul, le temps d’espérer, de prier pour qu'il soit là et pas ailleurs, seul, blessé,... pire. Ada prit alors une grande inspiration, essayant de se donner tant bien que mal un peu de courage, ce qui lui faisait si affreusement défaut dans une fratrie ayant trop pioché dans le pot commun. Elle scruta les silhouettes, les visages et puis son cœur faillit manquer un battement. Il était là, sain et sauf. Il était là, complètement amorphe. Ada avance, d'un pas feutré et s'assoit face à son frère. Dans le silence, elle fait signe au garçon pour qu'il leur ramène deux cafés, bien serrés. Puis elle le scrute, là, affalé sur la table, comme un vulgaire poivrot. - Tu n'es pas beau à voir... Le ton est sec mais néanmoins doux, Ada étant bien incapable de se montrer cassante. Le serveur arrive, dépose les tasses sur la table et Otto sursaute, comme sorti de sa torpeur. - Bois ça, ça ne pourra pas te faire plus de mal que ce que tu as absorbé cette nuit. Ada sait que dans ce domaine, Otto peut-être très créatif mais malheureusement, ou heureusement, pour lui, sa sœur est également tenace lorsqu'il s'agit de ramasser les pots cassés.
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Sujet: Re: le poison dans les veines.
Sam 10 Sep - 23:27


OTTO & ADA

Le poison dans les veines


Les yeux mis-clos, on dirait qu'il rêve. Il a la gueule de ce vieux type au fond du bar qui reste scotché à son verre, parfois vient rabâcher une histoire sur une princesse enlevée et un prince venu délivrer la belle des griffes de la société, sur un fond de guerre et de coeurs arrachés pour le triomphe du bien, sans jamais savoir lequel. C'est le bien avec un grand b, pas besoin d'en savoir plus, ça reste que la légende humaine du type bourré, un combat déjà gagné par comme celui dela vie de tous les jours, qu'on a déjà signé pour être perdu. Un jour peut-être il aura ce rôle Otto, celui du vieux qui vient de débaucher, fatigué, venu se saouler, mais Otto quand il vient oublier c'est jamais pour se calmer et se la jouer, après une journée de boulot. Faudrait encore qu'il arrive à travailler et ça depuis quelques temps y a quelque chose qui coince, qui a sauté là dedans, comme un cordon de sécurité mal accroché. Ils ont tirés dessus sans faire gaffe et lui il a laissé, parce que jusqu'à présent c'était normal de prendre des coups, de tomber, mais là, tout d'un coup, le vide, la fin, la chute, il s'est senti passer à travers les portes du paradis, il a eu le temps de glisser ses mains dans des jumelles avant qu'elle repartent en enfer, si Otto était un dieu, on l'aurait alors juste jeté sur terre, redescendu, redevenu poussière? Il a craqué et maintenant tombant encore et encore, Otto il espère juste qu'il va se rattraper. Mais la volonté elle, elle se fait la malle, elle s'évade plus il s'approche du sol. Ça a un coté rassurant de s'écraser et de crever, y a plus à se tenir éveillé quand justement ces rêve qu'on imagine derrière tes paupières sont les pires cauchemars. Mais il se tait, il est devenu le petit padre de sa famille, il n'a pas le droit de souffrir, il fait souffrir à l'inverse. Otto il a toujours fait les choses un peu à l'envers,  et ça l'empêchait pas de s'en sortir, à croire que la mort n'avait pas envie de lui parler, qu'il avait de la chance. Mais maintenant il sait que ce n'est pas une histoire d'étoile, c'est qu'il croyait pas, c'est parce qu'il a rencontré des types bien qu'il a commencé à espérer, c'est toujours pareil. Ces gens, les normaux, les bons, il refile un poison encore pire que la drogue, un poison qui blesse pas, qui réveille pas au milieu de la nuit pour t'ordonner une seconde dose. C'est la mort lente de l'assurance que tu vas finir six pieds sous terre. Espérer. Plus jamais de sa vie il ne veut espérer, plus jamais de sa vie il ne veut aimer, plus jamais.

Otto, à fleur de peau. Otto, n'est et ne sera jamais le monstre qu'il s'invente. Otto ne peut pas appuyer sur la gâchette, il a souvent laissé les autres faire pour lui, brisé quelques nuques pour la beauté du geste mais tenir un flingue, pointer, tirer, voir la cervelle s'éclater c'est autre chose. Et c'est pire encore, depuis qu'il confond des visages. Il en arrive presque à voir des gens là où il devrait voir de l'argent. Otto n'est pas Ucello. Otto n'a jamais été Ucello, il s'en rend compte maintenant. Parce qu'Otto il aurait tout quitté pour un peu de liberté. Parce qu'Otto aurait prit des balles pour se faire soigner par un geek attentionné, parce que pour les autres, pour des êtres humains, Otto aurait tout jeté à l'eau.   C'est pas être fort, mortel, c'est être humain. Et ça l'effraie. Il pactise avec des nouveaux diables, il abandonne, il trahit, il laisse son âme aux chiens de l'enfer. La peur le regret, tout pour ne pas avoir de tristesse. Il a ouvert les yeux sans savoir où il était, ni ce qu'il avait fait de la nuit, sa mémoire pas encore fraîche, flottant dans un espace noir et vide où rien ne pousse, où ne perce aucun rayon lumineux, un vide astral désolant pour une terre désolé où il se laisse aller quand il n'a tout simplement plus ce légendaire courage qu'on lui attribue souvent à tord. Il veut bien croire qu'il est courageux, qu'il est capable de se relever à chaque fois, mais la vérité, c'est qu'il titube toujours même quand il est droit sur ses deux jambes, avec son air de cadavre qui arrive encore à inspirer un peu de peur, à moi que ce soient les cernes et la mine défoncée. On le craint parce qu'il est moche. Ouais, il a une sale gueule. Les visages difformes oscillent, il se concentre sur la voix d'Ada qu'il pense reconnaître. Otto il est plus sur de rien, juste qu'il a aimé, ça, il a toujours été capable de s'en rendre compte. Otto est un putain de sensible. « Ferme ta gueule Ada. » Il se replie sur la café, plus chaud, ça passe dans le corps mais ça passe pas par le coeur. C'est trop mort là dedans et ça le restera toujours. Il est heureux quelque part, d'avoir réussi à trouver une bonne personne, peut-être qu'au paradis on le laisserait en paix. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Mais sa voix pâteuse à lui elle parle à la place. Il cherche dans ses poches un briquet, du feu, des clopes, il soupire. « T'as des clopes, Ada ? » Même plus de retenue, sa soeur pourrait se faire agresser qu'il aurait pas le réflexe de bouger Otto il veut qu'on lui foute la paix.  
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