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memento mori ▬ leone

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Il n'y a qu'un seul but : le pouvoir

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≈ PSEUDO : GALLINEA.
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Sujet: memento mori ▬ leone
Jeu 15 Sep - 19:41

Le quartier est calme, à part deux gamins qui gambadent dès le seconde où la cloche libératrice leur a ordonné de partir en courant de l'université, les doigts ripent à peines sur les cahiers balancés en vrac dans les sacs, ils détallent comme des voleurs et Otto imagine facilement que dans le lot, il y en a qui deale pour Caravaggio, un autre qui se rend souvent dans un bordel de Donatello pour s’amuser, c’est pas impossible que le fils d’un flic Ucello soit dans la masse, qu’un de ces pauvres jeunes ait perdu son père à cause de Verrochio. Ils sont partout, même là ils y sont, ilsont toujours été là, mais il y a au moins une moitié, une majorité silencieuse qui ignore et qui continue d’avancer. Il connaît cette ambiance pour en avoir profité pendant quelques années de répit. Quand il était encore jeune, plein de vie, petit Otto qui recevait des boutades sur son prénom avant d’arranger le coup d’un simple regard, qui est devenu un poing, puis une arme et tout est devenu noir d’encre, les pages de son histoire noircies de poison sous l’influence néfaste de son paternel. Il a eu le courage de lever la main, de faire rempart pour ses sœurs, mais il n’a jamais eu la force de le rejeter totalement. Il est toujours présent, bien ancré, plus qu’un homme qui se meurt dans leur manoir devenu hanté. Une certaine mélancolie lui fait toujours regretter les gestes quotidiens de ceux qui sont nés dans l’ignorance, propriétés de fantômes qu’ils ne croiseront jamais, des ombres qui s’adonnent aux rixes et trafic dans leur dos. Il y a quelque chose de touchant dans la façon dont il sont damnés, convaincus, même persuadés que rien ne pourra jamais changer et qu’il couve la société d’un regard vide. Ils s’y font, ils arrivent à tout simplement oublier, passer à coté d’une tache de sang sans la lorgner d’un regard pincé, juste du sang, un autre, comme un pigeon crevé, un chien errant qu’il vont taxer d’une coup de pied, distiller leur cruauté dans le monde des fauves. Et un jour peut-être, ils iront se sauter dessus et s’entre-tuer pour le compte de parrain qui offriront argent, qui pourront tout leur acheter. Il a mit du temps à s’y faire, mais à force, le grand flic qui a fait trembler des hommes, qui en a tué certains, s’est finalement rendu compte que cette même tâche qu’on traite comme de la boue, arrivait à lui faire ressentir des émotions contradictoires, entre la fierté d’avoir mené ses hommes à la victoire et la rage d’une vie innocente prise pour un combat qu’il ne gagnera jamais. Des émotions, des choses un peu conne qu’on avoue ressentir que quand il est trop tard. Comme toute guerre, sa conquête ne mène à rien, son avenir est vain et il n’a pas l’esprit pour les pires stratagèmes. Il a reçu plus de coups de la vie, que des balles ennemies, triste à dire, c’est que quelque part son existence n’est pas voué au chaos. Otto parfois, il a l’impression d’être à coté de la plaque, de s’être trompé de monde, de pas avoir pigé tout bien comme il fallait, il aurait du partir avant. Il a choisi de rester.

Rester dans le sale monde en attendant d’être démasqué, exécuté, rester auprès de ses hommes quand un gamin s’occupe de rafistoler. Encore un. Il l’a prit comme ça dans la volée, juste un type qu’il peut payer pour faire la sale besogne, il a évité de le regarder, de s’intéresser, poser des questions même comme il a toujours fait. Il est resté muet avec sa clope coincée dans ses lèvres à le fixer, s’affairer, pendant qu’ils se vident de son sang et qu’il reste debout. La plupart des types touchés vont mourir ici, il se retient de lui dire au gamin que c’est foiré, mais apparemment faut s’accrocher à chaque vie. Il sait plus qui a dit cette connerie. Ni pourquoi il la suit. Ni pourquoi il l’a engagé alors s’il veut pas de son aide. Trop de questions, les réponses sont lointaines, il veut juste pas être seul avec des monstres, des armes sur pattes. Il a besoin, d’avoir quelqu’un, pour pas oublier. Oublier qu’il a tout cramé pour une paix idyllique. Qu’il a tout plaqué, tout niqué. Il est pas touché, mais il a clairement mal et il est pas con, se doute bien que dans sa poitrine, ses cotes, y en a une qui commence à déconner.  Il est trop plongé dans le silence. « C’est calme tu as entendu, on dirait qu’ils ont arrêtés de tirer. » Des voleurs. Ce que le gamin sait, c’est que ces types ont volés des trucs, touchés de l’argent qu’ils auraient pas du c’est tout. Il ignore qu’ils leurs ont en fait piqués des armes et que les deux gars qui ont canardés deux de ses agents sont peut-être pas plus âgé que lui. Le silence est mortel, il l’a apprit. Il regarde derrière lui, il aime quand ça fait pas de bruit, il sait pas où il en est mais il est sur d’une chose il faut filer. « Écoute je crois qu’on peut- enfin. Les pauvres gars. » C’est fini. Dit  le. Eux ils ont une chance de s’en sortir en vie. Surtout le gosse, son sourire se pince, il prie son instinct comme si c’était un dieu qui existait. Il sait pas d’où ça lui vient mais il se pose pas milles questions quand il plonge sur Leone pour lui sauver la vie in extremis. Par derrière le petit batard. Si l’ambiance avait été autre il aurait peut-être déconné sur le fait qu’il aurait pu l’écraser comme une brindille pour détourner son attention du meurtre à commettre, mais c’est pas le moment. Il se retourne et sort son flingue, c’est devenu une habitude. Elles ont la vie dure. De la cervelle à midi. Pour la première fois, le corps qui tombe pèse sur sa conscience. Et ça lui fait un coup dans le bide. « Putain… »
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Dim 18 Sep - 11:00

Tu sais pas. Pas pourquoi t’es là. À courir partout. Le sang, là sur tes mains. Mais, il est venu, et, il t’as juste proposé un peu de tunes. De tunes pour panser les blessés. Oué. Les blessés. Mais, pas ça. Ça. Parce que y avaient les balles qui fendaient l’air. Les balles qui te frôlaient et, même si tu voulais pas te l’avouer. Ça non non. Ça te foutait une trouille d’enfer. Enfer, en plus de tout ce sang. Sang. Fermer les yeux quelques secondes. Et comprendre. Que tout ça est voué à l’échec. Échec. Ils vont mourir. Ici. Dans la merde, dans le caniveau. Ils vont mourir et t’auras rien pu faire. Sauf peut-être pour les deux ou trois chanceux. Chanceux.

Ville merdique, ville de merde.
Merde de vie.
Vie pourrie.

Tu comprends pas comment tout ça peut-être là. Comment les coups partent si facilement. Facilement. Y a la guerre qui fait rage. Rage de guerre. Et toi, parfois, tu comprends pas. Ça non. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi alors qu’au final, ils pourraient tous bien s’entendre. Oué, au moins un peu. Un peu. Soupire. Les balles cessent. Soupire et tu l’entends te parler. Lui, que t’as déjà vu plein de fois. Lui, que tu croques dans le secret de tes carnets. T’arrives pas trop à croire que tu sois si proche. Proche au point de pouvoir le toucher. Toucher. Soupire qui fend l’air, tu te redresses. Les mains rouges. Un peu trop. Tu sais pas si ce soir, tu vas pouvoir…dormir. Parce que y a surement les yeux vides qui vont te hanter. Hanter un peu trop. Frisson d’horreur. Ils sont quasiment tous morts. Pourquoi ? Pour quoi ? Tu ne veux même pas savoir. Surement pour un rien, une chose débile. Débile.

Un pas puis un autre et tu te rapproches de lui. Une grimace sur les lèvres. Il parle et toi. Toi tu sais pas quoi dire. Parce que. Que faut-il dire ? Désolé, j’ai fait tout ce que j’ai pu ? Désolé, mais c’était foutu d’avance. Fermer les yeux, ne plus se réveiller. Horreur de vie. Et puis soudainement, le coup qui part. Le corps qui s’écrase. Et tu ne comprends pas. Ça non. Ce qu’il se passe. Tu ne comprends pas. Tu es là, sur le sol, le regard hagard, pressé par Otto. Corps bien plus large, fort que le tien. Grimace de douleur. Tu pâlis violemment. Alors que là, sur tes côtés, y a du sang qui commence à s’écouler. Merde merde. T’as mal. Fils de chien. On t’as tiré dessus ? Un autre coup dans l’air, et un bruit mat un peu plus loin. Tu veux pas regarder. Tu halètes un peu alors qu’une de tes mains vient presser le côté de ton corps. Aller, tu te dis. Ça doit pas être grand-chose. Unh ? Pas grand-chose. « Je crois… » Non, Louis, tu ne tourneras pas de l’œil, même si y a ta gueule trop blanche qui en fait douter. Mais, ça t’es jamais arrivé ça. Jamais. On t’as déjà frappé, ça oui. Mais, tiré dessus ? Non.
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Dim 18 Sep - 20:01


LEONE & OTTO

MEMENTO MORI


Attend qu'il sorte de ses poches ses mains pleines de poudre, que ça soit de la cendre de cigarette ou de la farine magique, parfois même le coeur d’une balle qu’il a arraché pour d’obscures raisons, histoire de te montrer les tâches de sang incrustés qui ont teinté la carnation hâlée d'un halo sombre, de tous ceux qu'il a vu dans ses mains périr. Il a pas assez de ses dix doigts pour les compter, ça se compte en de vagues dizaines multipliée avec des têtes qu’il a du « couper » pour le profit d’Amadeo et d’autres capi, avant de devenir le sien. C’était pas sa définition d’être son propre patron, pas le même rêve que son père a réussi à lui refourguer, des grands yeux, des grands mensonges, mais c’était une idée du silence qu’il aura apprécié pendant de longues années.Il peut pas cracher sur les rencontres, sur le passé chéri.  Et tout ça qui vient de voler en éclat, comme le silence, comme la tête du gars qui gît là bas et son corps , tout ça qu’il supporte pas, plus. Des années à cacher ses sentiments et oublier qu’il a été humain, enfant, qu’il a aimé, à voir tout ce qu’il a construit se faire arracher et baisser les yeux, accepter, recommencer encore alors qu’il aurait du depuis longtemps arrêter. Pas de vivre comme il a essayé, c’est arrêter de faire le con qu’il aurait du. Otto il aurait du faire tant de choses et c’est que maintenant qu’il arrête les suppositions et qu’il fait ce que son vrai job lui demandait. Sauver des vies, protéger, représenter la confiance, la sécurité, il a été que désordre et c’est sur le point de changer. Quelques instants le regard qui se brouille et qui divague, son épaule qui tiraille, non, tirer à une main ça lui a jamais fait du bien, donné un genre toujours, tâché son âme, déchiré ses muscles usés, l’illustrait comme le meneur du gang d’une série b, sans jamais le couronner des bons lauriers, bravo d’avoir tué.  Il reconstitue le paysage, comme la vitre d’une bagnole parcourue de stries de pluies il chasse de quelques bâtements de cils l’impression que des litres d’hémoglobines sont venus teinter la vision du monde dans les camaïeux bordeaux. L’instinct qui revient toujours à la chasse, l’adrénaline pulse dans ses veines et malgré les doutes elle bondit dans ses muscles. Il se redresse titubant ramenant par la même occasion le gamin, un corps à terre c’est jamais bon signe, alors il préfère avoir un demi-humain sur ses jambes qu’un corps désarticulé. Il prend son visage en coupe et le force à la regarder droit dans les yeux, le teint délavé il connaît, les premières fois qui font l’effet, voir le sang c’est un fait et plonger son anguilles dans les chaires ça se fait. La mort dans les yeux ça se secoue, les chocs, l’odeur, la prise de conscience du foutoir que c’est réellement quand l’urgence de la situation te prends pas au tripes, un autre jeu. Y en a qui fuiraient, parce qu’Otto est sensé être capi, c’est le chef, le petit chef, mais un chef quand même qui peut aligner d’un seul mot. Mais le seul qui a envie de détourner ses yeux des reflets droit devant, c’est lui. Les yeux ça dit trop de trucs. « Ça va aller, respire, c’est pas le moment de tomber, soldat. » Avant ç’aurait été une boutade amicale. Ça prend une ampleur terrible quand son bras pisse le sang. Otto glisse ses doigts fatigués dans sa cravate qu’il détache avant d’improviser un garrot à son petit médecin. Toujours en gardant le contact, comme s’il était de la fumée qui restait de s’échapper, c’est le même schéma à chaque fois dont témoigne encore la douille à son cou, le collier d’un meurtre regretté. La balle file, il a juste le temps de s’écrouler, puis c’est au tour de son monde et du voisin de succomber. Mais toujours ses yeux finissent pas se dévoiler à nouveau . Survivant. Encore. Et toujours. Et toujours. Et à jamais. « Bon, tu connais mieux le principe que moi, je vais pas t’apprendre comme on fait, ok ? » Une petite tape sur sa joue pour le rassurer, il s’en occupe comme d’un fils qu’il aura jamais, la famille peu pour lui. Sa famille, il la tuerait. « Il faut qu’on se tire d’ici avant que d’autres rappliquent, tu as une idée d’où on pourrait aller ? » Il le presse, mais le temps joue contre eux, il ramasse le matos et l’embarque. Florence c’est grand et eux ils sont petits. Trop petits. .
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Dim 18 Sep - 20:51

Vie de merde.
Merde de vie. Tu voudrais juste fermer les yeux. Arrêter d’être ici. Les rouvrir et avoir changé de monde, de vie. Autre endroit. Moins violent. Autre endroit où il n’y aurait ni tires, ni trafics. Oh oui. Ce serait si bien. Bien. Mais, tu n’es pas certain que ça existe même ailleurs. Non. Car, ce doit être un peu comme ça partout. Un peu. Pas si fort. Si fort. Tu fermes les yeux, gémis alors que la douleur vient se réfugier dans ta tête. C’est surement pas grand-chose. Oué, surement. Mais, merde, on t’as tiré dessus. On t’as… Pâle comme la mort. Mort. Tu le regardes, l’écoutes. Oué, tu sais bien que c’est pas le moment de tourner de l’œil. Mais, toi, t’es pas un grand gaillard. Non. Toi t’es là juste pour les tunes. Quelques billets pour payer ton pauvre loyer. Pour payer cet appart minable qui te sers de maison. Mais, c’est ton chez-toi. Et, tu l’aimes plutôt.

Petit cri qui se glisse entre tes lèvres alors que la cravate vient se serrer au niveau de ta blessure. Merde que ça fait mal. Mais, y a Otto qui parle et Otto qui te rassure. Comme la main qui se glisse sur ta joue, un peu fort, mais, avec ce geste qui veut tout dire. T’arrives même à lui rendre un semblant de sourire. Pour te redresser, te barrer. « Oué…on s’cassent. » Parce que putain que tu veux pas rester là. Ça non. Que tu veux juste t’écrouler sur un lit, un canapé. N’importe quoi. T’écrouler et dormir. Peu importe le sang qui pisse en dehors de ton corps. Juste fermer les yeux et oublier. Un pied puis un autre et te voilà debout, un peu vacillant. Plus jamais. Plus jamais.

Où aller. Où. Putain t’en sais rien. Toi, t’habites pas vraiment dans le coin. Trop chic pour toi. Trop cher. Grimace. « T’es loin d’ici ? Parce que moi…j’habite pas à côté. » Et tu dis ça peut-être pour lui faire comprendre avec ta gueule trop blanche, ton bras en sang, que tu vas pas marcher mille ans. Ça non. Parce que Louis. T’es pas loin de tourner de l’œil. Mais non. Non t’es pas une petite nature. Enfin, pas complétement. Mais, t’es ce garçon trop maigrichon, qu’à pas de muscles et pas de graisse. Alors, la moindre petite blessure et te voilà hors-jeux. Vacillements, tu t’approches d’Otto. Tu t’y accroches. Main de fer qui lui tient durement le bras. T’aurais presque pu, presque, lui attraper la main, mais t’es pas encore assez fatigué pour ça. Non. Pas encore.
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Dim 18 Sep - 22:19


LEONE & OTTO

MEMENTO MORI


Il a un corps entre ses doigts, une vie, qu’il peut maintenant préserver, tout laisser tomber, il aime pas avoir de tels poids mais ça lui semble important maintenant, il est trop bouleversé pour le laisser tout seul. Il sait ce que ça fait, l’impression parfois d’être perdu. Lui il a pas besoin de sang pour la sentir, ça fait longtemps que pour d’autres raisons il a le désir de partir, s’il était capable de le mettre à l’abri et servir de bouclier humain il le ferait mais faut rester en vie. C’aurait été bien de s’arrêter ici, la pente est encore droite, il arrive pas à remonter comme il voudrait. Tantôt le besoin de rester pour lui sauver la mise, l’empêcher de tomber, retenir ses tremblements de gosse qu’on a entraîné parce qu’il voulait grailler un peu, parfois, pendant de longues secondes l’envie de demander de rester à et se laisser tuer. Il essaye de pas trop penser  la sensation que ça fait de crever Otto, mais il en a trop rêvé pour que ça puisse un jour s’évader de sa tête, comme il y a de nombreuses lèvres qu’il a voulu embrasser, celle de la mort reste dans ses conquêtes irréalisée. Autant effrayé que fasciné. Il veut partir, mais dans l’immédiat c’est de leur cachette découverte. Il hésite à l’attraper par le bras mais la douleur est visible, sur son visage, dans le manière dont son corps bouge, tangue, il hésite encore tomber et rester debout. Il veut pas le blesser, mais il veut pas le laisser là et il a pas d’autre moyen, il va pas le porter non plus, il aurait pas bien loin. Il habite quelques rues à coté mais l’idée de pouvoir conduire des assassins à la baraque où vit ses sœurs en sécurité est pas terrible, ça l’enchante des masses. Pourtant il cède, parce qu’il a pas le luxe d’avoir un autre endroit où aller. «La prochaine tu m’invites alors, » Y’aura pas de prochaine fois lui souffle une petite voix. Une fois à l’abri et soigné il est plus que probable que le petit garçon ait finit de rêver et se retire loin. Il reverra alors jamais. Il s’étonne à l’espérer quelque part. Ne pas s’attacher, un instant dans ses bras, une aiguille dans le bras et il serait capable, capable d’avoir envie de s’en savoir en plus, de parler, d’en dire trop, de laisser ses sentiments faire comme ils font et tomber à chaque fois pour des gamins, des fées rencontrées. Des muses du jour. « Je suis désolé, je n’ai pas le choix. » Il le laisse prendre appui sur ses épaules, le hisse pour lui ordonner silencieusement d’avancer, il se doute qu’il puisse pas courir, mais il allonge ses pas comme il peut, le plus vite possible, il prend pas les raccourcis non. Il essaye de semer en même temps les poursuivants, avec l’espoir qu’ils s’arrêtent en croyant qu’ils sont trop loin. Il tourne, encore et encore, ralentis le pas pour le souffle puis quand il reconnaît de loin la porte d’entrée il se permet de le porter complètement, incapable de savoir s’il est dans les vapes où s’il a tenu le coup. « On est presque arrivé. » Il l’allonge contre le mur et s’agenouille à sa hauteur, il a le sourire vague, qu’il voudrait rassurant mais qui ne l’est plus depuis des années. « Tu as perdu pas mal de sang mais ça ne devrait pas te mettre en danger, faudra juste y aller doucement mais ça, tu le sais, en attendant, tu vas rester ici un peu, si tu peux te lever, je te trouverais une chambre il faut monter les escaliers sinon je te porterais. Je ne te propose pas le salon par contre c’est encore… en chantier. » Il se relève et fouille dans ses poches à la recherche de clé puis enfonce presque la porte, dans la précipitation, à la recherche d’un verre d’eau qu’il trouve bientôt. Il retourne dehors à ses cotés. « Tiens, tu peux souffler un coup, on est en sécurité. »
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Dim 18 Sep - 22:58

C’est dans un état second que tu fais le trajet. Tu ne comprends plus vraiment ce qu’il se passe. Dès l’instant où vos pas ce sont mis en route, t’as tout lâché. Y a la tête qui a cessé de fonctionner. Faible. Faible. Tu te sens si con. Si minable d’être aussi faible à cet instant. Incapable de marcher correctement, titubant à la suite d’Otto. Pourquoi alors que tu es persuadé que ton bras ne fait que saigner. Il ne doit pas y avoir de balle dedans. Alors, pourquoi es-tu si faible, si pâle ? Ton corps fragile ? Le sang perdu ? Parce que c’est la première fois ? Première fois que l’on te tire dessus. Et pourtant. Pourtant, tu sais que ça aurait pu arriver bien avant. Oh ça oui. À jouer le con. De la poudre dans les mains, du sang sur les doigts. Selon les missions. Selon l’endroit. Mais, non, c’est que maintenant que ça arrive. Avec Otto et, t’en es presque content, parce qu’Otto il est pas vraiment comme tous les autres. Non. Pas vraiment.

Y a le tournis dans ta tête. Même lorsqu’il te dépose là. Sur le mur. Dans la rue. T’as envie de rire un peu. Qu’il te laisse là. S’engouffrant dans ce qu’il te semble une porte. Tu ne comprends pas vraiment ce qu’il dit. Sourire idiot aux lèvres t’as l’air hagard. Égaré. Fermer les yeux. Pour s’endormir. Oh oui, ce serait tellement bien. Vraiment. Mais, y a Otto qui revient, un verre à la main. Y a Otto qui revient qui essaies surement de te rassurer avec sa voix grave. Tu frissonnes. Et, attrape d’une main un peu tremblante le verre d’eau que tu portes à tes lèvres. « Merci. » Oui, merci. Ta langue glisse sur tes lèvres pour les humidifier alors que tu éloignes le verre désormais vide. Putain. T’es fatigué.

Tes yeux se ferment, ta tête oscille de droite à gauche. S’endormir. « Est-ce que….rien que ton canapé ? » T’as les mots décousus. Mais, tu veux juste un endroit plus au chaud. Plus au calme. Un endroit où tu serais vraiment rassuré. Parce que là, vous êtes encore dans la rue. Et, le bruit d’un claquement au loin te fait violemment sursauter. Voiture qui passe sur une bouche d’égout. Fixer Otto. « Tu…me prêterais un lit ? » Rougir et refermer les yeux. Attraper sa main, pour lui demander de ne pas partir. Ne pas t’abandonner. Non non. Tu ne veux pas qu’il te laisse là. Tu feras un effort pour marcher encore un peu. Promis. Promis. Mais, Louis. Y a ta tête qui tourne. Ton corps qui souffre. Ton esprit qui crie. T’en as marre de ce monde. Marre de toute cette merde. Tête qui bascule. Noir total. Louis, tu viens de tourner de l’œil.
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Sujet: Re: memento mori ▬ leone
Lun 19 Sep - 13:08


LEONE & OTTO

MEMENTO MORI


A même la rue y a tout le monde qui peut les voir. Otto c'est un type qui préfère être à couvert, il est pas con, il sait bien, ceux qui savent, leurs regards c'est des poignards. Il est pas à l'aise quand l'ennemi peut venir de partout, avec le temps et l'expérience, à force de salves et de coup bas, il peut plus se balader sans se demander si aujourd'hui on va essayer de le buter. Presque parano, faut pas se voiler la face, il en est plus très loin, encore quelques semaines au mieux un an et il devient un lapin prit dans les fards à chaque mouvement de foule. Qu'il soit seul ou qu'il ait ses soldats, dans une ruelle ou une grande avenue sa vie elle tient à ça, un fil, comme la corde d'un arc tendu. Quand il va lâcher il sait pas, il fait comme ci, comme ci tout allait bien. A ça, cacher, tout le monde passe un peu maître dans l'art dans c’te ville de perchés. Il est pas épargné, il pourra pas se sauver, Otto ça fait trop longtemps qu'on abuse de son silence de sa tranquillité. Alors il joue le jeu, quand un gamin en bas de sa porte découvre le terrain. Marqué à vie, physiquement et dans sa tête aussi, surtout là dedans. Il sait les cauchemars, les cris. Parfois l'envie de mourir, la balle part encore et encore dans le crâne. On rêve que c'est soit, des amis, des inconnus, on en rêve sans fin. Et c'est pas agréable, on peut se dire que ça passe, mais ça part jamais vraiment. Ouais, c'est mort maintenant.

Il sait pas où poser ses mains otto, il voudrait le rassurer mais il sait pas trop ce qu'il doit faire. Otto c'est pas une nounou même s'il fait à tout le monde la morale et s'il veut que chacun en ait une part égale. On a vu meilleur justicier. Il aime pas quand ça souffre, il déteste ça et pourtant il est le premier à frapper aux portes pour se faire aider. Pour une fois alors il veut bien céder et essayer. C'est ça faute, s'il était pas flippé il l'aurait pas engagé, il se serait pas fait touché. Il laisse le verre au sol et s'occupe de la cravate poisseuse, il dessert plus doucement le nœud, autant profiter de son état comateux. Il fouille dans les poches à la recherche de sa flasque, otto il boit pas sur le terrain, mais il sait que l'alcool à pleins d'usages sympa en dehors de se bourrer la gueule . Il en verse un peu. Il connaît la brûlure, c'est essentiel. « Touche à rien, essaye de pas trop bouger et si tu veux crier tu peux » Il retourne au pas de course dans sa baraque et s'empresse de chercher les compresses et le matos, y en a toujours dans tous les tiroirs à force, il a pas à chercher trop longtemps. Il se rend compte dehors qu'il est en sueur et qu'il s'est pas occupé de savoir lui même s'il était blessé. Il fatigue otto . Le pire a été évité, ça lui suffit pour l'instant. Le reste il verra après. Il attrape timidement le bras de Louis et fabrique un bandage. Lui aussi il a la gueule cassé maintenant . Dans un élan qu'il arrive pas à expliquer il sort un stylo et lui dessine un petit cœur quand son travail et terminé et signe comme un artiste. Il s'imagine infirmier, c'est un truc qu'il aurait adoré si la mort l'avait pas effrayé de tout jeune. « comme neuf, tu diras que c'est ta nana qui l'a fait. Pauvre gars va… » ce mec a pas de nana. Il a pas besoin de supposer, c'est simple, personne n'en voudrait. Pas d'argent et les affaires sales, y a que les coups d'un soir pour des loubards comme eux. C'est pas méchant de constater qu'il est tout pauvre, triste vérité « Tu vis seul ? » Avec toute les forces qu'il lui reste il le soulève comme un paquet et arrive à le porter jusqu'aux premières marches de l'escalier. « Oui ou non, tu peux marcher ? » II lui offre le premier sourire sincère de la journée « J'ai que mon lit à te filer, t'inquiète, je suis célib il s'y est jamais rien passé » Melina il l'a voyait ailleurs, en paix. Lino il aura jamais pu l'embrasser. Non Otto il est esseulé. Il soupire, il attend plus de réponse, il est parti, parler dans le vide ça le rassure. Alors il monte l'escalier comme il peut avec son précieux pour le déposer sur son lit. Il a de la fièvre Otto il est pas médecin, alors il attend incapable de bouger, presque paniqué, qu'il ouvre les yeux. Il a peur qu'il les ouvrent jamais.
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